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Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC expliquent notamment quel rôle ils entendent jouer alors que François Hollande occupe l’Elysée et que la droite vient de reconquérir le Sénat.
LE SECRETARIAT
Composé de personnels administratifs et de collaborateurs travaillant sur les textes législatifs, le secrétariat est indispensable à la vie du groupe CRC-SPG. Aux côtés des sénateurs et de leurs assistants, c’est lui qui en assume la bonne marche au quotidien.
Marc Hainigue

Secrétaire général

postes 2124-3288


LA DECLARATION DU GROUPE

POLITIQUE

Les sénateurs du groupe CRC veulent œuvrer au rassemblement de tous ceux qui souhaitent construire une politique alternative à gauche

Déclaration officielle

Par le groupe CRC / 7 octobre 2014

La France traverse une crise économique et sociale d’une rare violence. Elle génère une crise politique profonde, une crise de confiance à l’égard des élus, une crise de valeurs.

Notre peuple subit depuis maintenant plus de 40 ans, crise après crise, une précarisation croissante, une angoisse qui s’amplifie d’année en année face à l’avenir.

Alors que le progrès technologique permet en théorie l’amélioration de la qualité de vie bien souvent c’est à une dégradation des conditions d’existence que l’on assiste, comme l’atteste la réduction drastique de l’accès aux soins.

Depuis plus de 20 ans les inégalités de richesses sont en progression.

Aujourd’hui, les plus riches sont toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres.

Ces promesses non tenues depuis des décennies, les vives déceptions après les grands espoirs de 1981, de 1997 mais aussi après le référendum de 2005, sont de toute évidence à la source de cette grave perte de confiance. Cette dernière ouvre le chemin aux démagogues, à ceux qui pour conquérir le pouvoir, dressent ceux qui souffrent les uns contre les autres, plutôt que les unir face aux puissances financières. Le danger de la montée du Front national puise sa raison d’être dans ce terreau de déception, de colère, d’injustice.

Nos concitoyens n’ont pas supporté la présidence de Nicolas Sarkozy, cet affichage indécent des liens entre l’argent et le pouvoir politique, cette dégradation permanente de l’image de notre pays, de la fonction présidentielle et surtout, ils ont rejeté des options libérales décomplexées, symbolisées par la remise en cause de la retraite à 60 ans.

Notre peuple a dit stop à l’hyperprésidentialisme libéral de Nicolas Sarkozy. La capitulation immédiate de François Hollande quelques semaines après son élection devant les marchés financiers, qu’il dénonçait pourtant dans son fameux discours de campagne au Bourget, et la soumission sans renégociation aux dogmes libéraux du Traité budgétaire européen négocié par Mme Merkel et M. Sarkozy a, dès le départ, suscité la colère de l’électorat du 6 mai 2012.

Le pacte de responsabilité, les cadeaux massifs au patronat, la réduction des dépenses publiques comme seul projet de société, entraînent un rejet massif de la population.

Le choix de l’austérité dictée par la BCE et l’Allemagne est en contradiction totale avec l’espérance des électeurs de 2012.

La politique menée par le gouvernement de M. Valls sous la houlette du Chef de l’Etat, porte atteinte à la République, à ses valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Elle porte atteinte à des conquêtes sociales remontant à la Libération, en particulier en matière du droit du travail.

La réforme territoriale en cours, qui reprend celle enclenchée par Nicolas Sarkozy, pourtant combattue alors par le Parti socialiste, organise la déstructuration de l’architecture républicaine de nos institutions. Couplée avec la réduction drastique des moyens des collectivités territoriales, c’est une menace mortelle pour nos services publics, pour les piliers du modèle social français que sont les collectivités territoriales.

La préservation des départements et des communes est une exigence politique et sociale majeure.

Les sénateurs du groupe CRC estiment indispensable de consulter le peuple sur un projet de cette ampleur.

Les sénateurs du groupe CRC désapprouvent la politique menée par François Hollande. Ils ne sont pas membres de la majorité gouvernementale, ce qui ne les empêche pas d’œuvrer au rassemblement de tous ceux qui souhaitent construire une politique alternative à gauche. Ils considèrent que cette construction est la seule garantie contre la reprise en main de tous les pouvoirs par la droite.
Ils n’approuvent pas non plus une politique internationale qui s’aligne systématiquement sur les choix américains.

La France n’exprime plus une voix différente. Elle s’inscrit pleinement dans les stratégies de l’OTAN, participant à affaiblir l’ONU.

Les sénateurs du groupe communiste républicain et citoyen s’opposent à la montée du terrorisme. Ils soutiennent les efforts pour le faire reculer mais sans ajouter la guerre à la guerre. Or, chacun sait que ce sont les destructions massives, la politique insensée des Etats-Unis et de ses alliés dans cette région qui ont créé les conditions de la montée de l’islam radical tourné vers le terrorisme. Ils considèrent que cette lutte doit en tout état de cause se faire dans le respect des libertés publiques.

L’heure est donc venue de la construction d’une politique alternative à gauche qui s’inscrive dans le monde d’aujourd’hui.

La très grave crise financière qui sévit depuis le mois de septembre 2008 a mis en évidence les dangers, pour l’ensemble de la planète, de politiques qui privilégient les intérêts de quelques grandes fortunes au détriment de l’intérêt général. Alors que les responsables sont clairement identifiés, financiers et spéculateurs, ce sont les peuples qui sont placés sous le dur régime de l’austérité.

Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC porteront la nécessité d’un retour de la puissance publique pour contrer la dictature des marchés financiers et l’influence néfaste des agences de notation.
Le rôle et la conception actuelle de la Banque centrale européenne doivent être remis en cause.

En tout état de cause, les sénatrices et sénateurs du groupe CRC agiront pour une refonte de la fiscalité permettant une juste redistribution des richesses.

Conscients des nouveaux enjeux écologiques, éthiques, démocratiques qui pèsent sur le devenir de notre société, les sénatrices et les sénateurs sont convaincus de la nécessité d’inventer un nouveau mode de développement susceptible de préserver la planète pour notre génération et celles qui viennent et de garantir le droit à l’accès pour tous aux biens communs vitaux (eau, énergie, alimentation…). Dans ce cadre, ils veulent une véritable politique de réindustrialisation de notre pays. Ils s’inscrivent de manière déterminée dans un grand débat national sur l’énergie. Ils considèrent donc indispensable de promouvoir la recherche scientifique et technique et l’investissement par des politiques publiques audacieuses.

Leur ambition, c’est d’agir pour la justice sociale, la défense des libertés et des droits fondamentaux tels que :

- le droit à la santé, au travail et à la retraite
- le droit à l’éducation dans une école publique et laïque, ouverte au XXIème siècle
- le droit au logement avec des loyers accessibles au plus grand nombre
- l’essor et le développement des services publics, indispensables à la satisfaction des besoins sociaux
- le respect du droit à la sécurité et à la tranquillité publique avec le développement des moyens afférents
- le rétablissement des libertés publiques et des moyens pour la justice
- l’indépendance du parquet
- un développement culturel et artistique puisant dans la diversité et les nouvelles technologies une force nouvelle
- des ressources pérennes pour un audiovisuel de qualité
- le pluralisme et l’indépendance des médias
- une Europe de progrès en rupture avec les dogmes libéraux, une Europe construite par et pour les peuples
- l’évolution du statut d’Outre-Mer et une politique de développement permettront leur rayonnement international
- une solidarité internationale, une politique de paix et de développement
le respect des droits et de la dignité des étrangers qui vivent et travaillent sur notre territoire.

Ils veulent contribuer à la construction d’une alternative crédible et durable permettant de nouveaux progrès humains.

Ils agissent avec détermination en faveur du droit des femmes tout particulièrement frappées par l’austérité. Ils se prononcent pour une nouvelle étape de la parité dans la vie politique qui doit enfin devenir une réalité.
Ils soutiennent et accompagnent les mouvements sociaux dont l’expression est essentielle pour résister à la politique libérale en œuvre.

Considérant que rien ne se fera sans l’intervention du peuple lui-même, ils associent les organisations syndicales, les associations et les citoyens à leur travail législatif.

Opposants déterminés à la présidentialisation du pouvoir, ils sont convaincus que la clé du changement est dans la participation du peuple dans le débat public, dans la vie économique, sociale et dans la vie politique. Ils souhaitent agir rapidement et efficacement en faveur de la transparence de la vie politique et veulent mettre un terme aux rapports entre puissance d’argent et femmes et hommes politiques.

Ils proposent de développer davantage les incompatibilités entre fonctions ou professions et mandats électoraux.

Il faut mettre un terme aux feuilletons des « affaires » et restaurer la morale en politique. La politique n’est pas un métier, une carrière, c’est avant tout un engagement !

C’est pourquoi ils pensent que la démocratie doit être refondée et se prononcent pour une nouvelle République citoyenne et sociale, pour une VIème République portant la justice sociale et le progrès en son cœur.
Dans ce cadre, ils se prononcent pour une réforme importante d’un Sénat démocratisé, pluraliste, divers et transparent dans son organisation et sa gestion.

Dans cette perspective, le groupe communiste républicain et citoyen s’honore de réaliser la parité femmes-hommes.

Ils respectent la diversité, en son sein, chaque sénatrice et sénateur compte pour un, et aucune décision, aucun vote, ou proposition de loi ne lui est imposé, l’unité d’action étant décidée par le libre débat.


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