Sénateurs du groupe CRC-SPG
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Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent notamment quel rôle ils entendent jouer au sein de la nouvelle majorité sénatoriale.
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DossiersL'audiovisuel public en danger
Les sénateurs du groupe CRC-SPG s’opposent totalement à la réforme de l’audiovisuel public et à sa disposition phare, la suppression de la publicité, y voyant une manière habile d’affaiblir les chaînes publiques au profit de TF1 et M6. « La suppression de la publicité sur les chaînes publiques peut, de prime abord, sembler une bonne idée, explique Ivan Renar, sénateur du Nord. Pour mieux l’accréditer, on ne manque pas de nous rappeler qu’il s’agit d’une ancienne proposition de la gauche. Comme de nombreux téléspectateurs, on peut être spontanément tenté de dire : pourquoi pas ? Mais au prétexte d’en finir avec « la pub », ce texte organise une véritable mise sous tutelle économique, politique et éditoriale de France Télévisions. A la dictature de l’audimat va se substituer l’absolutisme du Président de la République, tout à la fois directeur du budget, directeur des programmes et de l’information, et directeur des ressources humaines ! Cette triple tutelle met en danger notre démocratie et l’expression du pluralisme. Cette concentration des pouvoirs dans les mains d’un seul homme crée une situation inédite et dangereuse. »

CULTURE ET MEDIAS

Les communiqués de presse

Commission Copé : il ne nous est plus possible de rester, Nicolas Sarkozy nous ayant « démis »

Par Ivan Renar, Jack Ralite / 4 juin 2008

Lorsqu’en février dernier, nous avions accepté de faire partie de la « Commission pour la nouvelle télévision publique », nous l’avons fait parce que nous sommes profondément attachés au service public de l’audiovisuel et très inquiets pour son avenir.

Sans service public fort pas d’espace public démocratique digne. Surtout en ces temps où « Le fait central (...) n’est pas que la terre tourne autour du soleil mais que l’argent court autour de la terre », entravant de ses logiques uniformisantes la pluralité des êtres, des imaginaires, des idées et des paroles.

Aujourd’hui, après deux mois d’un travail conduit avec sincérité, il ne nous est plus possible de rester, Nicolas Sarkozy nous ayant « démis ». Deux fois en moins d’une semaine. Une première fois en déclarant son opposition résolue à toute augmentation de la redevance, même si celle envisagée était très raisonnable. Une seconde fois en annonçant, par l’entremise de Jean-François Copé, l’octroi d’une deuxième coupure de publicité aux chaines de télévision privées.

Avec ces deux annonces, c’est moins une feuille de route que le président a tracé qu’une carte des impasses. Aucun chemin de pensée et d’action n’est attendu de la Commission Copé. Nous en prenons acte. Il ne devait pas y « avoir de tabous » mais des interdits sont dressés. Nous en prenons acte. Les réponses aux questions posées existent déjà : il ne s’agit pas d’un projet pour le service public mais de son procès, il s’agit de projets pour les opérateurs privés à qui le gouvernement ne cesse de faire, loi après loi, cadeau sur cadeau et pour qui Christine Albanel rédige, en ce moment, un décret ad-hoc. Le travail véritable se fait parallèlement aux travaux désavoués de la commission. Nous en prenons acte.

Venus, inquiets, pour promouvoir le service public et son mariage de la « belle numérique » et de « la bête fabuleuse » des créations, nous repartons encore plus inquiets mais résolus à agir en rassemblant pour un service public renforcé. C’était le sens de notre présence à la mobilisation parisienne du 2 juin, c’est le sens de notre soutien à la grève des personnels du 18 juin. C’est à eux que va, d’ailleurs, aujourd’hui notre pensée. A eux, dont la maison est destabilisée, mais aussi au monde de la création française dont l’espace est bouleversé, et à tous les citoyens à qui l’on tente de confisquer un Bien commun essentiel à la démocratie. En partant nous voulons crier, comme dans la pièce « Je tremble » de Joël Pommerat : « je veux mon avenir ! ». Et il ne passe pas, aujourd’hui, par la suppression de la publicité à la télévision publique.


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