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Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent notamment quel rôle ils entendent jouer au sein de la nouvelle majorité sénatoriale.
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DossiersLe capitalisme en crise

La crise économique et financière que traversent les économies occidentales capitalistes est inscrite dans la logique même de fonctionnement de l’économie : recherche de la rentabilité maximale des capitaux, partage inégal de la richesse créée au détriment du travail, gaspillage de ressources naturelles et financières dans des opérations spéculatives, tout a concouru, depuis plusieurs dizaines d’années, à créer les conditions de la crise que nous connaissons.

Les salariés n’ont pas à payer une crise dont ils ne sont pas responsables, en lieu et place des actionnaires-spéculateurs que Nicolas Sarkozy et son gouvernement, en dépit de leurs déclarations visant à "moraliser le capitalisme", continuent de choyer.

Face à la récession, aux suppressions massives d’emplois, à l’explosion du chômage, à la crise majeure des finances locales, à l’aggravation des conditions de vie de nos concitoyens, il est urgent de remettre en cause la logique destructrice de l’argent-roi.

ECONOMIE

Les communiqués de presse

La crise économique et financière que traversent les économies occidentales capitalistes est inscrite dans leur logique même

Par Bernard Vera / 13 novembre 2008

Les parlementaires communistes et apparentés des deux Assemblées ont participé aux travaux de la Commission mixte, mise en place pour diagnostiquer les causes de la crise économique et financière et y proposer remèdes et solutions.

La crise économique et financière que traversent les économies occidentales capitalistes est inscrite dans la logique même de fonctionnement de l’économie : recherche de la rentabilité maximale des capitaux, partage inégal de la richesse créée au détriment du travail, gaspillage de ressources naturelles et financières dans des opérations spéculatives, tout a concouru, depuis plusieurs dizaines d’années, à créer les conditions de la crise que nous connaissons.

Les penseurs et politiques libéraux reconnaissent eux-mêmes que la crise actuelle est d’une ampleur proche, voire supérieure, à celle de 1929.

Dans ce contexte, dans le travail de la Commission mixte comme dans le débat politique, forte est la tentation du Gouvernement, et notamment de l’Elysée, de créer les conditions d’une forme « d’Union Sacrée », mettant en veilleuse les différences politiques normales de notre pays.

Les parlementaires communistes, républicains et citoyens ne peuvent s’associer à une démarche qui tend à laisser croire que la crise n’aurait qu’un caractère passager, qu’elle ne serait que le produit du dérèglement d’un système économique que quelques mesures ciblées suffiraient rapidement à rendre à nouveau vertueux et efficace.

Ils refusent notamment de séparer les solutions à apporter à la crise d’une véritable remise en question des choix politiques aujourd’hui à l’œuvre, que ce soit au plan national, comme au plan européen (Traité de Lisbonne par exemple), choix qui ont anticipé et amplifié les effets mêmes de la crise.

Au lieu d’une « refondation du capitalisme », selon les termes du Président de la République, la France, l’Europe et le Monde ont besoin de profondes mutations sociales, économiques et environnementales, retirant leur pouvoir de nuisance aux affairistes et spéculateurs financiers, modifiant profondément le fonctionnement du crédit, favorisant, enfin, la satisfaction des besoins collectifs des populations de l’ensemble de la planète avant celle des détenteurs de capitaux.

C’est en fonction de ces impératifs, pleinement d’actualité, largement partagés par l’opinion publique, que les parlementaires communistes et apparentés ont voté contre le rapport de la Commission Mixte qui ne fait qu’apporter de fausses solutions, car bien trop partielles, aux problèmes posés.

Jean-Pierre Brard, député
Bernard Vera, sénateur


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