Sénateurs du groupe CRC-SPG
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Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent notamment quel rôle ils entendent jouer au sein de la nouvelle majorité sénatoriale.

AGRICULTURE ET PECHE

Les agriculteurs veulent vivre de leur travail

1er juin 2009

Au cours d’un débat consacré à l’avenir de la Politique Agricole Commune, organisé au Sénat le 25 mai, Gérard Le Cam a également rappelé la conception de l’agriculture défendue par le groupe CRC-SPG : « Chaque pays européen doit tendre vers la souveraineté alimentaire et tout faire pour conserver, voire pour développer, sa puissance humaine et productive en matière agricole. Cela ne se fera pas sans des agriculteurs capables de vivre du produit de leur travail. N’oublions jamais le rôle essentiel et structurant que jouent ces derniers dans le milieu rural, les emplois induits par leurs activités et leur contribution à l’aménagement du territoire. La préférence communautaire doit être réactivée par la taxation d’importations abusives et la mise en place de calendriers d’importations intracommunautaires. La mission prioritaire de l’agriculture doit être l’alimentation humaine. Il faut dissuader la spéculation sur les produits alimentaires par tous les moyens fiscaux et juridiques. » Malheureusement, déplore l’élu des Côtes-d’Armor, « nous pouvons raisonnablement craindre une accélération du caractère libéral de l’agriculture par le jeu de la concurrence libre et non faussée, et le poids accru de l’OMC sur les marges de manœuvre de l’Union européenne. En effet, l’après 2013 relève de certitudes inquiétantes et d’incertitudes non moins inquiétantes. La crise financière et monétaire mondiale a révélé des comportements spéculatifs assassins, auxquels les denrées agricoles n’ont pas échappé, comportements qui se poursuivent aujourd’hui ».

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François AUTAIN Ancien sénateur de Loire-Atlantique
Marchandisation
La loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », adoptée par le Sénat au terme d’un marathon de 60 heures d’examen en com- mission et 100 heures en séance publique, témoi- gne d’une vision marchande de la santé avec laquelle nous sommes en complet désaccord. Elle consacre le démantèlement de l’hôpital public pour mieux le concéder bientôt au secteur privé commercial. Le service public hospitalier est sup- primé. L’hôpital public devient un établissement de santé où les patients non rentables n’ont plus leur place ; il est appelé à se conformer à la logique entrepreneuriale autour d’un directoire et d’un conseil de surveillance. Des structures de soins vont disparaître, non pas parce qu’elles ne répon- dent pas à des besoins, mais tout simplement parce qu’elles n’auront pas les moyens de répondre à leur mission. La création des agences régionales de santé (ARS) va bouleverser l’architecture de notre système de santé sans remédier à sa com- plexité. Elle risque de faire naître un monstre administratif ingérable. En confiant à ces agences la gestion du risque, le gouvernement entérine le processus de démantèlement de notre système d’assurance maladie déjà largement entamé depuis 2004 avec la création de l’UNCAM : les partenaires sociaux, déjà fortement marginalisés, sont pratiquement mis hors jeu. Le pacte de 1945 a vécu. L’Etat, grâce à ses directeurs généraux d’ARS, omnipotents, nommés en conseil des ministres, s’arroge le droit d’exercer un contrôle sur les dépenses de santé exclusivement comptable et déconnecté des besoins. Enfin, comme on le sait, l’égal accès de tous à des soins de qualité n’est plus garanti dans notre pays. Les contributions forfai- taires diverses, les franchises, l’inégale répartition des médecins sur le territoire et la pratique géné- ralisée des dépassements d’honoraires sont non seulement des facteurs d’inégalité, mais de renon- cement aux soins. Face à une situation qui se dégrade à tout allure et qui appellerait des solu- tions urgentes, ce texte ne propose rien. En d’aut- res termes, le gouvernement a sacrifié l’intérêt des patients, grands oubliés de ce projet de loi, à la sacro-sainte liberté des médecins.
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