Sénateurs du groupe CRC-SPG
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Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent qu’ils "veulent contribuer à la construction d’une alternative crédible et durable, permettant de nouveaux progrès humains".

Pour cela, "ils soutiennent et accompagnent les mouvements sociaux dont l’expression est essentielle pour résister à la politique libérale en œuvre.

Considérant que rien ne se fera sans l’intervention du peuple lui-même, ils associent les organisations syndicales, associations et les citoyens à leur travail législatif.

Opposants déterminés à la présidentialisation du pouvoir, ils sont convaincus que la clé du changement est dans la participation du peuple dans le débat public, dans la vie économique, sociale et dans la vie politique.

C’est pourquoi ils pensent que la démocratie doit être refondée et se prononcent pour une nouvelle République."

EDUCATION ET RECHERCHE

Luc Chatel franchit un nouveau pas dans la précarisation de l'enseignement

Remplacement des enseignants

Par le groupe CRC-SPG / 9 mars 2010

Les sénateurs du groupe CRC-SPG partagent le désarroi légitime des parents face à un dispositif de remplacement qui peine parfois à trouver des solutions aux absences des enseignants, notamment concernant le remplacement de courte durée.

Nous le partageons d’autant plus que nous nous sommes toujours attachés à lutter contre la politique gouvernementale qui n’a fait qu’amplifier ce problème et que, encore une fois, ce sont les quartiers défavorisés qui en subissent le plus les conséquences.

Utilisant cette inquiétude, le Ministre de l’Education nationale, Monsieur Luc Chatel, annonce mardi 9 mars une mobilisation générale qui ressemble davantage à une nouvelle étape dans le plan de destruction global du service public de l’enseignement qu’à une lutte contre les absences non remplacées des enseignants.

Il prévoit ainsi le recours à un vivier de remplaçants non titulaires qui serait constitué de jeunes retraités de l’éducation nationale, d’étudiants en cours de formation ou juste diplômés pour répondre à des remplacements urgents, et annonce « l’assouplissement du dispositif » qui donnerait la possibilité de faire appel à un remplaçant en dehors de l’académie concernée.

Cette réponse est non seulement dangereuse mais également hypocrite.

Alors même que le gouvernement est responsable de la dégradation des conditions de remplacements de part l’application de la RGPP et la réduction drastique qui en découle du nombre de postes de l’Education Nationale, alors que 3 000 postes de remplaçants titulaires ont été supprimés en 2009 et que la part du budget voté en 2010 affecté au remplacement est en diminution, le Ministre, qui semble soudainement s’intéresser à la question, nous propose aujourd’hui une solution qui ne fera que précariser davantage la situation des enseignants remplaçants.

En augmentant le recours aux non titulaires pour les remplacements urgents, le Ministre s’assure une main d’œuvre flexible, disponible immédiatement, sur tout le territoire et bon marché, sacrifiant la qualité de l’enseignement public au nom de mesures d’économies dont les élèves seront finalement les premiers à pâtir.

Les sénateurs du groupe CRC-SPG pensent que le remplacement doit effectivement être assuré, mais par des enseignants formés, expérimentés, tant les missions qu’ils assurent sont porteuses d’enjeux essentiels, et qu’ainsi toute suppression de postes doit immédiatement stopper.


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