Sénateurs du groupe CRC-SPG
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Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent notamment quel rôle ils entendent jouer au sein de la nouvelle majorité sénatoriale.

Pas de regret pour la taxe carbone

Par le groupe CRC / 1er avril 2010

De profundis : au lendemain des élections régionales, François Fillon a donc prononcé l’enterrement de la taxe carbone avant que Nicolas Sarkozy confirme, pour cause, paraît-il, d’incompatibilité européenne. Seul groupe parlementaire à l’avoir combattu au Sénat, le groupe CRC-SPG ne peut que se féliciter de cet abandon, « tant il était évident que la taxe n’avait pas grand-chose à voir avec l’écologie et beaucoup plus avec une forme reverdie de TVA sociale ».

Censurée par le Conseil Constitutionnel, sa première formule souffrait de faire payer essentiellement les ménages et d’épargner en grande partie les entreprises, notamment les plus pollueuses. Encore trop. « C’est parce qu’il a écouté le MEDEF et les milieux patronaux, pas très chauds pour qu’on leur fasse payer leur responsabilité environnementale, que le gouvernement, en dernière instance, a abandonné le projet », estiment les élus du groupe CRC-SPG. Lesquels plaident pour une refonte complète de la fiscalité écologique pour la rendre plus juste, plus efficace et plus adaptée aux exigences de la protection de l’environnement.

« Nous devons sortir d’un schéma fiscal où la pollution est finalement encouragée puisqu’elle devient productrice de recettes fiscales pour l’état plus encore qu’elle n’est source de dépenses. Et nous ne pouvons accepter, pour ne citer qu’un exemple, que le revenu de solidarité active, véritable trappe à précarité de l’emploi, soit en partie financé par reversement des taxes sur l’essence aux collectivités départementales. Et il en est de même de l’allocation autonomie des personnes âgées, qui devrait, pour sa part, faire l’objet d’un financement mutualisé au sein d’une cinquième branche de la Sécurité Sociale. La fiscalité écologique doit être évaluée, repensée et son produit affecté, prioritairement, à la qualité de l’environnement, à la préservation des espaces et sites naturels, à la protection des salariés contre les risques industriels, au développement des transports publics et des performances énergétiques des logements. »


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Thierry FOUCAUD Sénateur de Seine-Maritime
Bouclier

Le 20 mai sera débattu une proposition de loi des sénateurs du groupe CRC-SPG visant à abroger le bouclier fiscal. La sanction des élections régionales contre la politique de Nicolas Sarkozy a remis en évidence cette mesure symbolique du choix de l’assistance aux plus riches et de l’abandon de l’immense majorité qui souffre des effets de la crise. Le bouclier fiscal, c’est 586 millions d’euros distribués en 2009 à 16 500 personnes et pire, 150 récupèrent 150 millions d’euros.

Cette mesure est une véritable provocation, d’autant plus qu’un rapport de l’Insee vient de démontrer le renforcement d’une inégalité de revenus, les plus hauts revenus explosant, et le nombre de pauvres, 8 millions sous le seuil de pauvreté en France, croissant continuellement.

Le débat sur le bouclier est un débat symbolique d’une grande importance. Bien entendu, c’est l’arbre qui cache la forêt des niches et injustices fiscales et une vaste réforme de la fiscalité est à faire. Mais, au travers de sa mise en cause, c’est l’émergence d’une volonté de redistribution des richesses qui progresse. C’est l’argent roi comme valeur suprême qui est enfin dénoncé. C’est toute la politique de Nicolas Sarkozy, le mensonge du « travailler plus pour gagner plus », alors que tout ou presque est décidé pour les financiers et la bande du Fouquet’s qui est mis à nu. L’an dernier, j’avais déjà soumis au Sénat, avec mon groupe, cette demande d’abrogation.

La majorité, alors droite dans ses bottes, avait rejeté sans sourciller. Mais les temps changent. Le désaveu populaire est passé par là et il apparaît enfin possible de faire plier un Président sur un des points cardinaux de sa politique.

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