Sénateurs du groupe CRC-SPG
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Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent notamment quel rôle ils entendent jouer au sein de la nouvelle majorité sénatoriale.

SOCIETE

Quand la droite sénatoriale se penche sur l’avenir des jeunes...

1er juin 2009

Les élus du groupe CRC-SPG ont refusé d’approuver le rapport final de la mission d’information sur la politique en faveur des jeunes : celui-ci ne propose que de légères retouches à la politique du gouvernement et prépare les futures annonces de Martin Hirsch. Pas de quoi améliorer la situation, alors que la jeunesse figure au premier rang des victimes de la crise.
Après deux mois de travail « intensif » et des dizaines d’auditions, la mission d’information sénatoriale sur la politique en faveur des jeunes a, le 27 mai dernier, rendu public son rapport final. 260 pages, mais au bout du compte, pas de quoi rassurer la jeunesse sur son avenir. Pour l’essentiel, le rapport ne propose que des « adaptations aux politiques actuelles », déplorent Eliane Assassi et Jean-François Voguet, tous deux membres de la mission au nom du groupe CRC-SPG. Un résultat qui ne surprend guère puisque la majorité sénatoriale a d’emblée décidé de limiter son champ d’intervention aux seules pistes préalablement ouvertes par le Haut Commissaire à la Jeunesse, Martin Hirsch, lequel travaille à un « nouveau dispositif de soutien aux jeunes ». Ce faisant, estiment les deux sénateurs communistes, la mission « prend le risque de poursuivre dans des voies qui, compte tenue de la situation dégradée vécue par notre jeunesse, n’ont pourtant pas apporté la preuve de leur efficacité. » Ce qui ne l’empêche pas de dresser un état des lieux implacable : alors qu’elle représente l’avenir et la richesse de notre pays, la génération des 16-25 ans, soit 8,2 millions de jeunes, est confrontée à des difficultés particulièrement aigües en matière d’orientation, d’insertion sociale et professionnelle, de conditions de vie (ressources financières, logement, santé), de participation citoyenne et d’accès à la culture. On ne saurait mieux dire... « Malgré une approche d’étude pertinente, soulignent Eliane Assassi et Jean-François Voguet, par les auditions conduites et les débats menés, nous considérons qu’il manque de très nombreux aspects à l’analyse de la situation, que de très nombreuses pistes ouvertes n’ont été qu’insuffisamment explorées et des propositions nous semblent dangereuses, parfois même contraires aux intérêts et à l’avenir de notre pays. Nous ne saurions, tout particulièrement, nous satisfaire d’un ensemble de propositions qui ne vise qu’à rapprocher le monde de l’entreprise et de l’enseignement. Sans nier cette nécessaire relation, ni l’indispensable revalorisation des filières professionnelles, cette seule piste de réflexion ouvre la voie d’un assujettissement renforcé de notre système éducatif au monde de l’entreprise. Ce serait alors préjudiciable à notre système d’éducation qui ne saurait se satisfaire d’une vision de court terme. » A propos de l’insertion professionnelle et de l’emploi, poursuivent-ils, « les jeunes sont les premières victimes d’un système économique qui privilégie les dividendes et la rente, au détriment de l’emploi et de l’innovation. C’est donc par des mesures réelles de revalorisation du travail, de l’investissement productif et par la reconnaissance de tous leurs diplômes, que notre jeunesse trouvera la voie de l’emploi, aux côtés de ses aînés. Toute mesure allant à l’encontre des règles favorisant la flexibilité et la baisse du coût du travail, renforcerait l’insertion professionnelle des jeunes. Quant aux aides et primes diverses qui se sont développées depuis des décennies, elles n’ont pas permis d’endiguer le chômage massif et la précarisation des jeunes. Elles doivent donc être réorientées vers le soutien à la formation réellement qualifiante, à l’insertion, et aux véritables emplois en CDI, à temps plein ». Autant de propositions que la mission oublie de formuler...

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La loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires », adoptée par le Sénat au terme d’un marathon de 60 heures d’examen en com- mission et 100 heures en séance publique, témoi- gne d’une vision marchande de la santé avec laquelle nous sommes en complet désaccord. Elle consacre le démantèlement de l’hôpital public pour mieux le concéder bientôt au secteur privé commercial. Le service public hospitalier est sup- primé. L’hôpital public devient un établissement de santé où les patients non rentables n’ont plus leur place ; il est appelé à se conformer à la logique entrepreneuriale autour d’un directoire et d’un conseil de surveillance. Des structures de soins vont disparaître, non pas parce qu’elles ne répon- dent pas à des besoins, mais tout simplement parce qu’elles n’auront pas les moyens de répondre à leur mission. La création des agences régionales de santé (ARS) va bouleverser l’architecture de notre système de santé sans remédier à sa com- plexité. Elle risque de faire naître un monstre administratif ingérable. En confiant à ces agences la gestion du risque, le gouvernement entérine le processus de démantèlement de notre système d’assurance maladie déjà largement entamé depuis 2004 avec la création de l’UNCAM : les partenaires sociaux, déjà fortement marginalisés, sont pratiquement mis hors jeu. Le pacte de 1945 a vécu. L’Etat, grâce à ses directeurs généraux d’ARS, omnipotents, nommés en conseil des ministres, s’arroge le droit d’exercer un contrôle sur les dépenses de santé exclusivement comptable et déconnecté des besoins. Enfin, comme on le sait, l’égal accès de tous à des soins de qualité n’est plus garanti dans notre pays. Les contributions forfai- taires diverses, les franchises, l’inégale répartition des médecins sur le territoire et la pratique géné- ralisée des dépassements d’honoraires sont non seulement des facteurs d’inégalité, mais de renon- cement aux soins. Face à une situation qui se dégrade à tout allure et qui appellerait des solu- tions urgentes, ce texte ne propose rien. En d’aut- res termes, le gouvernement a sacrifié l’intérêt des patients, grands oubliés de ce projet de loi, à la sacro-sainte liberté des médecins.
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