Sénateurs du groupe CRC-SPG
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Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent notamment quel rôle ils entendent jouer au sein de la nouvelle majorité sénatoriale.

SANTE ET PROTECTION SOCIALE

Répondre enfin à l’attente des handicapés

Par le groupe CRC / 1er juin 2010

Le groupe CRC-SPG propose l’instauration d’un véritable revenu de remplacement permettant aux handicapés de vivre dignement. Une promesse gouvernementale jamais tenue...
Beaucoup d’espoir, puis autant de déception : voilà comment on peut résumer l’histoire de la loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits des personnes handicapées. L’espoir : pour la première, la loi de la République reconnaissait la nécessité d’une compensation intégrale du handicap. La déception : ce principe majeur ne s’est jamais concrétisé, malgré les promesses de Jacques Chirac, puis celle de Nicolas Sarkozy, son successeur à l’Elysée. « La situation est telle que les associations qui travaillent dans le domaine du handicap n’hésitent pas à dire que l’année 2009 a été une année noire pour le handicap et que l’année 2010 sera celle de la colère, a souligné Isabelle Pasquet le 17 mai, lors d’un débat au Sénat consacré au bilan de la loi. Cela a conduit récemment le président de l’APAJH, l’Association pour adultes et jeunes handicapés, à saisir la HALDE, la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, pour discrimination d’État, afin d’attirer l’attention des pouvoirs publics, à commencer par le président de la République, tant sur leur sentiment d’exaspération face au détricotage progressif de la loi de 2005 que sur leurs inquiétudes pour les années à venir, notamment en raison du plan d’austérité que concocte le gouvernement et qui ne sera pas sans conséquence sur la politique du handicap. » En ne tenant pas ces engagements, la droite au pouvoir a ainsi « prolongé d’autant les attentes des millions de personnes confrontées à des situations de handicap, parfois dramatiques, souvent très difficiles, toujours stigmatisantes », note Marie-Agnès Labarre dans l’exposé des motifs de la proposition de loi que le groupe CR-SPG a déposé à son initiative. Le constat de la sénatrice de l’Essonne rejoint celui établi par les associations : « La crise actuelle, conséquence de la faillite des politiques libérales, par ailleurs renforcées depuis 2007, et les récentes mesures gouvernementales, frappent de plein fouet les personnes déjà socialement les plus en difficulté, et notamment les personnes en situation de handicap. L’augmentation du forfait hospitalier, la fiscalisation des indemnités des personnes accidentées du travail, et le désengagement financier quasi généralisé de l’État de ses responsabilités ne permettent pas un traitement identique des situations des personnes sur l’ensemble du territoire et contribuent au développement d’un processus de régression sociale que vivent au quotidien les personnes dites handicapées, tandis qu’en écho leur parvient un discours compassionnel d’un autre âge. » Au vu de cette situation, les sénateurs du groupe CRC-SPG proposent trois pistes de réforme. Modifier d’abord la définition même du handicap, afin que celle-ci soit plus conforme aux standards de l’Organisation Mondiale de la Santé, lesquels tiennent aussi compte de l’environnement social et pas seulement de l’état de santé ; permettre ensuite une plus grande accessibilé des personnes handicapées à la voirie et aux bâtiments, en imposant de nouvelles normes à toutes les constructions nouvelles et en encourageant l’adaptation du parc immobilier existant ; garantir enfin un véritable revenu de remplacement d’un montant égal au SMIC, par la mise en place d’une allocation unique et par la revalorisation des pensions d’invalidité. Dans certains cas et jusqu’à un certain plafond, ce revenu de remplacement pourrait être cumulé avec un salaire.

Marie-France BEAUFILS Sénatrice d’Indre-et-Loire
Austérité
Les lois de finances rectificatives se suivent et se ressemblent. Dans une fuite en avant effrénée, les Etats de l’Union européenne adoptent plan sur plan pour s’adapter à la crise financière et à l’offensive spé- culative des marchés. Aussitôt, l’aide en faveur de la Grèce décidée, les spéculateurs sont repar- tis de plus belle, obligeant l’Union européenne à constituer un fonds de garantie de 750 milliards d’euros pour aider tous les pays européens en difficulté. Trois critiques majeures peuvent être faites : l’inefficacité, l’injustice de ces plans et l’impunité. Inefficacité, car les banques et donc le marché jouent le rôle de pompier pyromane : elles allument les incen- dies budgétaires et sont appelées au secours pour prêter de l’argent aux Etats. Injustice : bien entendu, ces aides sont accordées en échange de sacrifices. Qui en sont les victimes ? Les riches et responsables ? Non, le peuple, les salariés, retraités, chômeurs ou usagers des services publics. Baisse des salaires dans la fonc- tion publique d’abord, puis bien sûr, dans le privé, dans la foulée, baisse des pensions, recul de l’âge de départ à la retraite et privatisations, gel des dotations aux collectivités sont à l’ordre du jour. Un symbole en France : Nicolas Sarkozy refuse toute modification du bouclier fiscal, mais annonce la suppression de la prime de 150 euros accordée aux trois millions de foyers les plus modestes. Impunité, car jamais, il n’est décidé, et a priori évoqué de sanctionner les spéculateurs, les responsables des banques qui ont, par exemple, mis à genoux la Grèce. Les plans concoctés par l’Europe et le FMI sont de véritables baisers de la mort. Ils parlent solidarité, mais ils sèment les inégalités, le désarroi et la paupérisation de couches entières de la population. Le capitalisme, mis en cause, tente son va-tout. Il n’abdique pas et tente d’utiliser son propre déséquilibre pour imposer une terrible austérité aux peuples et renforcer ainsi le pouvoir des marchés et de l’élite financière. Le groupe CRC-SPG est le seul groupe sénatorial à rejeter cette véritable injustice au profit de ceux-là mêmes qui sont la cause de tous les maux. Il saura rappeler au cours des débats à venir et notamment celui des retraites, qu’une voie nouvelle s’impose : une nouvelle réparti- tion des richesses, et l’émancipation des peuples vis-à-vis du marché capitaliste.
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