A Perpignan, les élèves de Saint-Louis-de-Gonzague porteront l’uniforme à la rentrée.

L’uniforme apparaîtra dès la rentrée prochaine dans les écoles primaires, maternelles et collège Saint-Louis-de-Gonzague à Perpignan. Ou plutôt, une « robe », insiste le directeur des établissements, Michel Garot.

« Nous ne l’imposons pas, cela s’est fait en concertation avec les élèves et les parents. C’est donner de la consistance, de l’harmonie, renforcer le sentiment d’appartenance. Nous avions déjà des costumes pour des clubs sportifs, nous avons vu que les élèves les aimaient. Nous avons pensé à cette tenue ».

On peut même parler d’un « demi-vêtement », puisqu’il ne concernera que le haut : un polo, une chemise ou un sweat-shirt, avec le blason de l’école « conçu par les élèves eux-mêmes », précise le directeur.

Éviter des situations de harcèlement entre élèves

Éviter des situations de harcèlement entre élèves

Mais certains s’avouent un peu frustrés, comme Élise et ses copines de quatrième : « Je préfère avoir la tenue complète, avec le pantalon. C’est à moitié fait », déplorent-elles. Pour Emma, ​​la bonne nouvelle est que cette uniformité peut empêcher certaines moqueries : « Selon le style, il peut y avoir du harcèlement », déplore-t-elle. Elle avoue avoir vu ce genre de taquineries dans sa classe à plusieurs reprises : « Je pense que c’était fait pour ça aussi. »

Des lots de vêtements vendus entre 20 et 27 euros 

Des lots de vêtements vendus entre 20 et 27 euros 

Les parents ont jusqu’en septembre pour acheter des lots de vêtements pour leurs enfants, vendus par l’école. Selon l’âge et la taille, le prix varie entre 20 et 27 euros. « Certains diront que c’est une dépense supplémentaire, reconnaît Michel Garot, le réalisateur, mais au final, les vêtements sont moins chers que les vêtements de créateurs. Au final, ça peut être intéressant pour les familles », justifie-t-il.

Chaque lot comprend un exemplaire de chaque vêtement (un polo, une chemise, un sweat). Ce qui inquiète un peu Christine, dont le fils est en cinquième : « On verra avec l’usage, si on arrive à avoir le polo qui n’est ni lavé ni repassé, il va falloir le stocker. »

La direction assure que le réapprovisionnement sera planifié tout au long de l’année et ne s’interdit pas de changer cette apparence au fil du temps.

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