Actions de la tige, analyse et détails.

Chacun recherche la canne à pêche idéale pour pratiquer sa passion et parfois pour la polyvalence. Si la définition des besoins repose sur un cahier des charges, le choix repose essentiellement sur quelques informations peu fréquentes disponibles sur les cannes et sur le ressenti subjectif des commerçants ou de leur entourage. Aperçu Texte et photos de Thierry Cendrier

Choisir un blank ou une canne, c’est avant tout définir un cahier des charges en fonction de vos besoins. Le poisson recherché, le milieu où il est pêché et les techniques utilisées.

Ce n’est qu’à partir de ces données que nous pouvons définir les caractéristiques de l’outil souhaité, c’est-à-dire sa longueur, sa puissance et son action. Bien qu’il puisse y avoir d’autres paramètres tels que la réserve de puissance pour des pêcheries spécifiques, ces trois critères sont essentiels pour prendre la bonne décision.

Une action similaire et des ressentis différents

Si le choix de la longueur et de la puissance est souvent aisé, celui de l’action, ainsi que la détermination de l’efficacité de votre outil, est bien plus complexe. En fait, beaucoup ignorent les composants réels de l’action d’une tige. Les informations données sur les baguettes sont souvent superficielles, elles sont également basées sur des noms très trompeurs et inutiles.

En fait, n’importe qui peut manipuler deux cannes avec les mêmes spécifications annoncées (par exemple, action rapide, 7,6 pieds et 10-40 grammes de puissance) et sentir parfaitement que leur comportement est différent. Ces sentiments réels et légitimes reposent sur la simple évidence que les deux espaces blancs n’ont pas les mêmes caractéristiques intrinsèques.

Si ces perceptions subjectives sont difficiles à expliquer et semblent avoir peu de valeur, la réalité est tout autre. En effet, sur certaines ébauches, notamment celles fabriquées et distribuées par North Fork Composites, on peut trouver une série de mesures qui, nous allons le découvrir, révèlent avec précision l’action.

de ton vide

Des dénominations erronées

Des dénominations erronées

De plus, et dans une moindre mesure, le choix des éléments ainsi que l’assemblage adopté pour une canne (longueur du manche, répartition des anneaux, etc.) influencent également son comportement.

L’action d’une tige ne se limite pas à la seule information fournie par les constructeurs, à savoir la partie de la tige qui fonctionne lorsqu’elle est sous pression. Lorsqu’on vous donne la mention Rapide, modéré (ou régulier) rapide ou modéré (lent), elle ne vous renseigne que sur la courbe de votre cible, donc sur son comportement statique.

Ce n’est qu’un paramètre de son action totale. Si ces dénominations sont généralisées, acceptées et reconnues de tous depuis une quinzaine d’années, parce qu’elles sont issues d’une influence et d’un vocabulaire anglo-saxons, néanmoins, elles continuent d’être trompeuses et fausses au niveau littéral. Il est donc bon d’être précis, et de ne pas méconnaître la véritable personnalité de votre cible, de parler d’action maximale, très crête, semi-parabolique et parabolique.

Les composantes de l’action

Les composantes de l’action

Nous voyageons certes dans le temps jusqu’aux années 90, mais surtout vers un langage empreint de vérité.

Ainsi, l’action de votre canne se distingue par son caractère statique, mais aussi par des critères dynamiques. D’abord, sa réactivité exprimée en fréquence, qui n’est autre que la vitesse à laquelle la pointe, sous pression, revient à sa position initiale.

Nous pouvons donc avoir des blancs rapides, moyennement rapides ou lents qui se traduisent littéralement par rapide, modérément rapide et lent dans la langue de Shakespeare. Si vous ne savez pas, il existe des cannes à pointe et à action lente, mais aussi des cannes semi-paraboliques et rapides…

Vous comprenez donc l’incompréhension qui peut exister lorsque vous vous référez à des noms intrinsèquement incorrects et à l’origine de vos différents sentiments pour commencer. Le deuxième caractère dynamique de votre canne est la progressivité de sa partie terminale.

En fait, il existe, le plus souvent pour les actions pointues (ou très pointues), des points durs et des points plus souples, plus souples. Cet espace blanc est souvent qualifié de « ludique » car l’action spécifique de la pointe permet des animations variées et des usages plus larges, notamment à faible poids. Ces particularités et différences résultent de processus de fabrication complexes. S’il s’agit encore d’une feuille de carbone (ou de fibre de verre) enroulée sur elle-même, la géométrie de cette feuille, sa matière, la quantité et la spécificité de la résine déterminent l’action de la cible conçue.

Le caractère singulier d’une tige repose également sur d’autres facteurs, comme sa réserve d’énergie définie par sa géométrie et sa quantité de matière, ou sa capacité à transmettre une information communément appelée résonance.

Le CCS au service de l’analyse d’un blank

Le CCS au service de l’analyse d’un blank

Nous n’entrerons pas dans l’analyse de ces paramètres, cependant il faut savoir qu’une cible d’action pointue, très réactive, légère et composée d’un carbone haut module sera probablement un téléphone !

Ainsi, si l’on veut comprendre, analyser et comparer les caractéristiques d’un blanc par rapport à un autre, on ne peut pas s’en tenir à son comportement statique et à un nom général. Il faut donc s’appuyer sur des mesures précises et objectives pour distinguer les subtilités de chacun.

Au début des années 2000, dans le magazine américain RodMaker, le Dr William Hanneman publie le protocole qu’il a mis au point pour caractériser scientifiquement et objectivement les paramètres d’action d’une canne. L’objectif est de pouvoir déterminer des points de comparaison physiques et mesurables entre différentes barres ou ébauches de référence en termes de puissance, d’action statique et de fréquence.

L’IP et L’ERN pour la puissance

L’IP et L’ERN pour la puissance

Ce protocole, CCS pour Common Cents System prend le nom des outils utilisés. Pour effectuer les tests, vous devez verrouiller votre canne horizontalement dans un support ou sous un poids et remplir un sac (attaché à l’anneau de tête) avec des pièces de 1 centime afin que le blank soit sous pression et fléchir jusqu’à ce que votre membre soit descendu d’un tiers de sa longueur. Pour être clair, si votre blank mesure 2,40m, la pointe doit parcourir sur un axe vertical la distance de 80cm (240cm/3).

Une fois le flan chargé et la pointe parcourue d’un tiers de sa longueur sur un axe vertical, il suffit de compter le nombre de pièces de 1 centime ou plutôt de peser la charge nécessaire (1 centime avec un poids de 2,5 gr) pour déterminer la Puissance Intrinsèque (IP) qui définit la puissance de votre cible.

Après que ce protocole ait été conçu pour les pêcheurs à la mouche, cette IP est devenue par la suite ERN (Effective Rod Number) qui a pour but de préciser le numéro de ligne correspondant, mais là on rentre dans le domaine des données subjectives et non d’un objectif

AA pour l’action statique

Ainsi, Dr. Hanneman a établi la Pierre de Rosette (pas ce Champollion !), une table de conversion entre le nombre de pièces et la taille de soie prescrite. L’IP, donc la charge requise, permet de comparer avec précision la puissance intrinsèque entre deux flans.

CCF pour la réactivité

A partir du même protocole, il est possible de déterminer avec une grande précision l’action statique d’une tige. En effet, en mesurant l’angle entre l’axe vertical et l’extrémité de la pointe, on obtient l’AA (Angle d’Action). Sa valeur permet alors de caractériser la courbe blanche.

Si jusqu’à présent nous n’évoquions que les caractéristiques statiques d’une cible, le CCF (Common Cents Frequency) est une valeur très intéressante car elle permet de quantifier le comportement dynamique de votre canne et de donner du sens à vos ressentis.

Cette valeur définit la réactivité de la cible, c’est-à-dire la fréquence à laquelle elle oscille, donc sa vitesse… D’où le fait que des appellations telles que lente ou

rapide peut être particulièrement

trompeur

Le protocole reste simple, il faut fixer une charge légère, définie par le Dr. Hanneman selon le PI observé, à la fin du flan et chargez-le manuellement sur une distance de 10-15cm verticalement. La pointe est alors soudainement relâchée et le temps nécessaire à la cible pour effectuer 20 oscillations est chronométré.

La question de la dureté de la pointe ou progressivité

Il suffit de compter chaque fois qu’il descend. L’avantage du supplément est de ralentir les swings pour pouvoir les compter, mais vous pouvez aussi utiliser une vidéo pour vous aider dans votre méthodologie. En divisant 1200 (60s x 20) par le temps mesuré on obtient le CCF de votre canne en cycles par minute (cpm).

Plus cette valeur est élevée, plus votre espace blanc sera rapide et réactif. Cette valeur est essentielle pour comparer le comportement d’une canne dans l’action de pêche et pour comprendre la nature des sensations que vous ressentez et qui vous permettent de dire en toute subjectivité et sincérité que deux cannes aux spécifications identiques vous paraissent complètement différentes.

URRS et Big Picture, vers une extrapolation de la plage de puissance

Il se peut que pour un PI similaire, l’un ait un AA de 68° et un CCF de 80 cpm et l’autre de 64° et 95 cpm respectivement.

Si aucun indice ne peut être attribué à cette caractéristique de l’action d’un blank, il est cependant raisonnable de penser qu’il est possible de comparer la dureté de la pointe, sa capacité à jouer avec de petits appâts, entre deux blanks de même IP

En mesurant la charge nécessaire pour un débattement 5-10-15-20% par exemple et en les comparant, on peut définir quel blank sera le plus confortable dans sa plage de faible puissance.

Une cible qui reste une cible quelle que soit son utilisation William Hanneman a étendu ses recherches aux utilisations, non plus à la mouche, mais aux leurres, en essayant de déterminer la portée de lancer d’une cible à partir de votre ERN. Ainsi est né l’URRS (Universal Rod Rating System) qui n’est autre qu’un CCS V2.0.

Son objectif était alors de compléter les trois propriétés d’un blanc que sont l’IP, l’AA et le CCF, avec deux nouveaux attributs : le Tip Power (TP) et le PR (Power Reservoir) qui définissent respectivement le bas et le haut limites de plage de puissance vierges. Alors IP serait la puissance de tangage idéale.

Sans entrer dans tout le protocole et l’analyse des résultats, le Dr. Hanneman s’est limité à réaliser une série d’enquêtes statistiques sur toute la longueur du flan et pas seulement sur les 33% initiaux. Ainsi, il mesure la charge nécessaire pour dévier le flan de 10%, 20%, 30%… Et établit ainsi un graphique appelé Big Picture avec l’ERN en abscisse et l’AA en ordonnée.

Une formule empirique

Le point le plus à gauche sur le graphique détermine alors la puissance de crête, donc la limite inférieure de la plage de puissance. Pour le Power Reservoir, donc la limite supérieure de la puissance de lancer, il a conclu que cela correspondait à la charge nécessaire pour abaisser la pointe de la moitié de la longueur de la tige sur l’axe vertical.

Évidemment, cette charge n’est pas la masse qui peut être lancée mais un indicateur de mesure qui nécessite une transposition que William Hanneman expose dans Rodmaker Magazine Volume 10 #4, au début de

Années 2000 Ce protocole se rapproche enfin des spécifications de puissance définies dans le monde de la pêche à la carpe où il existe des cannes de 2,5 lb, 3 lb, 3,5 lb, etc.

Ces cannes ne peuvent lancer ces charges qui représentent plus d’un kilogramme, mais elles représentent la masse nécessaire pour plier la cible d’un angle de 90°.

Des conseils et non des normes

Si, contrairement au CCS, la mise en place d’un protocole URRS est relativement longue, une formule empirique est néanmoins acceptée dans de nombreux forums américains pour convertir l’IP en une plage de puissance de lancement correspondante et relativement restreinte.

Ce sont bien entendu des valeurs indicatives et correspondent à des usages généraux et usuels. Comme dans toute pratique, et nous le verrons dans un prochain sujet, la plage de lancer d’une canne n’est pas sa plage d’utilisation. La gamme de coulée est étroitement liée et varie selon les techniques utilisées.

Les unités de mesure aux USA sont le grain et l’Oz, et la formule a été établie à partir d’un certain nombre de pièces de 1 centime, sa conversion la rend un peu complexe, mais elle est la suivante :

Pour illustrer ce point, un blanc radiographique 733 de North Fork Composites a un IP observé de 550 gr. Dans ce cadre, cela lui donne une plage de lancer comprise entre 10 et 20gr, ce qui correspond selon les fabricants à une canne ML ou M voire une 7-21gr ou une 10-30gr. Chacun sait très bien que l’on peut s’écarter de ces recommandations en fonction de l’utilisation envisagée.

A ce sujet, il est important de comprendre que, contrairement à IP, AA et CCF, les ERN ou toute indication de plage de puissance ne sont pas des vérités mais des conseils dans le cadre d’usages considérés comme conventionnels par la plupart, et actuels.

Le RDA, une orientation spinning et casting

En effet, si les premières valeurs sont des données objectives et mesurées, elles constituent en ce sens une « vérité factuelle » et un point de comparaison tangible. Les secondes, quant à elles, que l’on évoque un numéro de soie ou une plage de puissance (10-30, MH, UL) sont encore des convictions qui n’existent que dans une situation précise.

Par conséquent, à d’autres moments, à d’autres endroits et à d’autres contextes, la même cible peut être considérée comme définie pour une autre technique et une autre plage de puissance. Elles constituent donc des « vérités consensuelles », et n’ont valeur que de convictions et de conseils.

Métaphoriquement cette chemise XL est en coton et ses dimensions sont… Ce sont des faits, mais sa taille arbitraire définie comme XL pour des personnes de 1,85 m et 80 kg n’est qu’un conseil étroitement lié à un référent culturel. Il y a 20 ans, sous l’influence des rappeurs américains et de la mode des vêtements très larges, il était communément admis que cette même chemise servait à un tout autre usage…

Ce n’est pas parce que ces pratiques et usages « créent de la culture » qu’ils sont donc des vérités.

Dans la continuité du CCS de Hanneman, une deuxième approche est apparue, la RDA (Rod Deflection Analysis). Le protocole est strictement identique. En revanche, le blanc n’est plus pris en compte dans son intégralité, mais en soustrayant 31cm à sa longueur, ce qui représente les dimensions moyennes d’un manche sur une canne à appât.

Le but était de ne considérer utile que la partie située au-dessus du siège du rouleau. Quel que soit le mode de mesure choisi, il suffit de

Quelle canne pour la pêche au leurre souple ?

comparer les données obtenues pour caractériser votre canne. Il ne s’agit pas de redéfinir les standards du marché, puisque les cahiers des charges usuels sont connus et acceptés par chacun dans notre milieu, mais d’apporter une précision indispensable et complémentaire sur les caractéristiques réelles des cannes pour ceux qui veulent se plonger dans la technicité. de leurs outils.

Il est important dans cette perspective de distinguer l’objectif du subjectif, l’intrinsèque de l’extrinsèque, les faits du concile !

Quelle action de canne pour le leurre souple ?

Dans cette optique, qu’il s’agisse de tiges de construction ou de produits finis, on retrouve sur de nombreux forums et sites marchands américains les caractéristiques des tiges et ébauches déclinées sous diverses formes.

Quelle action pour une canne à leurre ?

Si les mentions classiques (Fast, Mh, etc.) sont précisées, les IP, AA, ERN et parfois le CCF apparaissent également.Sinon, pour répondre à ta question, le savagear 10-30g sera très bon et plus polyvalent que le 15-40g. il faut donc éviter le coup du lapin et privilégier le powerpro en 0.15mm ou le dynacast !Vous aurez également un meilleur contrôle sur l’animation de votre leurre souple. Généralement des cannes entre 2m10 et 2m40. Pour la pêche en float tube, ce qui est important c’est surtout la longueur du talon. Un talon court permet de pêcher confortablement, sans être gêné par les saucisses ou les bakkans.
Comment choisir la bonne canne à appâts ? Canne L (Light) généralement utile pour les appâts de 2 à 10 g. Canne ML (Medium Light) utile pour les appâts de 5 à 15 g. Canne M (moyenne) utile pour les appâts de 7 à 21 g. Canne MH (Medium Heavy) utile pour les appâts de 10 à 28 g.Là vous gratterez avec des petits leurres souples, donc une canne à action plutôt progressive en L power sera bien adaptée. Pour des leurres souples et de bonnes sensations une canne de 2,10 m ou plus est tout à fait pertinente pour cette technique.canne
StockLa pointe de la tige se plieA
Très rapideà 1/4 ou moins (embout uniquement)B
rapideentre 1/4 et 1/3contre

Rapide régulier (semi-rapide, semi-parabolique)

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