Au Perche, leurs conseils pour rafraîchir son jardin en été

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Written By Charlotte Sander

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Pour éviter les sols très secs et les légumes qui crient de soif, nous avons interrogé les jardiniers du Perche sur leurs méthodes face aux fortes chaleurs.

par Vicente Guerreiro

Publié le 11 août 22 à 18h30

Seulement 9,7 millimètres de précipitations cumulées ont été enregistrées en France métropolitaine le mois dernier. Cela représente un déficit d’environ 84% par rapport à la normale. On est proche du triste record de 7,8 mm en mars 1961, le mois le plus sec depuis 1958 et le début des relevés météo.

De l’eau matin et soir

De l’eau matin et soir

Septembre s’annonce dans le même sens dans l’Orne. Depuis lors, les jardiniers s’arrachent les cheveux en essayant de garder les fleurs et les légumes frais. Nous avons demandé conseil à trois professionnels de l’industrie pour mieux gérer les pics de chaleur. Personnages connus du Perche : Camille Condomine avec sa Garde Manger de Millie fleurie ; Sébastien le Huerou et Mickaël Jodocius-Ouf (Fermes de la Rigole et Eglantine à Mortagne et Saint-Jouin-de-Blavou) et encore Olivier Gautreau, du Jardin des Petites Courbes à Saint-Germain-de-la-Coudre.

Le bon et le mauvais arrosage

Le bon et le mauvais arrosage

Camille Condomine : « C’est un peu la punaise du jardinage, mais c’est toujours bon à rappeler : il faut arroser tôt le matin et très tard le soir. J’arrose les plantes en pot ou les fleurs le matin, avec pourquoi pas une petite assiette plein ? d’eau sous le pot. Cela évite que l’eau s’évapore avec le soleil et aussi de brûler les feuilles. La nuit, j’arrose la terre, car elle va s’infiltrer plus profondément sans s’évaporer. »

Pour de nombreux jardiniers, il y a un bon arroseur et un mauvais arroseur. Le bon arroseur voit une plante, il l’arrose, tandis que le mauvais arroseur voit une plante, il l’arrose, mais… Olivier Gautreau précise :

« Quand je plante, j’arrose bien dès le départ. De cette façon, les racines se développeront pour aller plus profondément. Et du coup j’arrose très peu l’été, car l’humidité du sol est captée trop loin. »

Le paillage

Le paillage

Les premiers jours après la plantation sont donc cruciaux.

Laisser le sol nu en pleine sécheresse est une mauvaise idée. Pratiquement tous les professionnels couvrent pour préserver l’humidité. Il peut s’agir de paillis ou de matériel broyé, déposé au sol. « Il vous protège des rayons UV, mais empêche également la pousse des mauvaises herbes », explique Olivier Gautreau. Sébastien le Huerou et Mickaël Jodocius-Ouf ont récemment opté pour la solution broyé/mulching et toile.

Le goutte-à-goutte

Le goutte-à-goutte

« On a longtemps refusé, parce que la bâche est en plastique, mais on recycle et le résultat est très bon quand on les utilise bien, mais pas toute l’année », décrivent-ils. Le résultat ? Une terre humide après un mois de sécheresse, alors qu’elle n’a pas reçu une goutte d’eau. À la maison, la courgette se régale.

Le goutte-à-goutte (tuyau d’eau ouvert à plusieurs endroits pour laisser passer l’eau) est déjà largement utilisé chez les professionnels. « Mais on en trouve dans toutes les tailles dans les magasins spécialisés », garantit Olivier Gautreau.

Les voiles

Les voiles

Pour Sébastien Le Herou, qui les place parfois sous les bâches pour éviter l’évaporation, « c’est le meilleur moyen d’avoir une irrigation localisée et économique. Ici, il n’y a pas d’évaporation, l’eau va directement au sol, près des racines.

Pour protéger le sol des rayons UV, il faut de l’ombre. Les horticulteurs tentent de voiler certaines cultures. « On peut aussi penser à planter des haricots pour ombrager l’avion en contrebas », explique Sébastien Le Huerou. Sinon, la bonne vieille solution de la boîte à salade reste, par exemple.

Dans une serre, la lumière est certes plus faible, mais la température peut atteindre 50 degrés sans aucun problème. « Il faut créer le plus de circulation possible », explique Camille Condomine, qui cite des solutions pour « fermer les fenêtres » (avec de la chaux) qui protège des fortes chaleurs en été.

Camille Condomine suit sur Instagram avec sa Garde Manger Fleurie par Millie. Sébastien le Huerou et Mickaël Jodocius-Ouf sur https://jardinsdeleglantine.wordpress.com/ et directement à leur ferme le vendredi soir ainsi que le samedi au marché de Mortagne. Olivier Gautreau dans son jardin des petites courbes à Saint-Germain-de-la-Coudre, les mercredis et vendredis de 17h à 19h.

Comment savoir si l’air de la maison est trop sec ?

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  • Les signes d’un air trop sec et son impact sur votre santé et votre maison
  • Une augmentation de la poussière.
  • Une forte présence d’électricité statique.
  • Apparition de fissures dans les meubles en bois et parquet.
  • Instruments de musique désaccordés.

Développement de virus et de bactéries.

Comment nourrir la terre ?

Comment augmenter l’humidité de ma maison en hiver ? Laisser la porte de la salle de bain ouverte pendant la douche permet à la vapeur d’humidifier l’air qui circule dans la maison. Pour augmenter le taux d’humidité à l’intérieur à long terme, il est efficace de placer des récipients remplis d’eau près des radiateurs. Ils doivent être remplis quotidiennement.

Les engrais à utiliser sont le fumier, toujours très mûr, la paille, les copeaux, le compost. Petit à petit ces éléments seront broyés et intégrés à la terre, dans laquelle les micro-organismes seront chargés de la transformer.

Comment enrichir une terre pauvre naturellement ?

Quand et comment enrichir la terre du jardin ? Les engrais verts peuvent enrichir le sol nu avant la plantation ou en automne. Après la dernière récolte, semez du colza, du seigle, du trèfle rouge… Ces plantes produisent rapidement une masse végétale importante, avec des racines développées qui s’enfoncent profondément dans le sol.