Comment devenir créatrice de bijoux du jour au lendemain ?

Les bijoux haute fantaisie de Sophie Trigallez (So by So Jewels)

Les bijoux haute fantaisie de Sophie Trigallez (So by So Jewels)

Il y a deux ans, cette créatrice du Brabant wallon a changé de vie en lançant sa marque de bijoux haut de gamme.

Le clic ? Des problèmes de santé doublés d’une immense fatigue m’ont obligé à mettre ma vie entre parenthèses et à réfléchir à comment je voulais poursuivre mon cheminement professionnel. J’ai déjà travaillé dans l’industrie de la mode, mais pas dans la création. J’ai longtemps rêvé de bijoux, mais ce n’est que lorsqu’une amie d’amie – elle-même créatrice – m’a proposé un pendentif que j’ai voulu fabriquer moi-même. Je me suis fait une première pièce. Puis d’autres pour les copines et tout s’est passé très vite… Le vrai début : Au début je postais rarement des photos de mes créations. Pendant le confinement, des femmes qui s’ennuyaient à la maison ont commencé à s’intéresser à ma page Facebook. J’ai eu le temps de faire plus de bijoux mais aussi d’en publier plus sur les réseaux sociaux. En 2019, j’ai décidé de me consacrer entièrement à ce nouveau métier. Le nom et le logo sont apparus un peu par accident. Un ami m’a aidé. Quand j’ai commencé, je n’avais pas vraiment développé de stratégie. Je vais étape par étape. En ce moment ma priorité est le lancement de ma e-boutique, complément indispensable des marchés des ventes privées et des créateurs Un style qui les définit : Je travaille les pierres semi-précieuses : la base de toutes mes créations. C’est leur couleur qui fait le lien entre les différentes saisons. En été, j’aime utiliser l’amazonite verte plus qu’en hiver. Ma pièce la plus iconique est le collier So Long, ajustable et agrémenté de perles d’eau.

Dans la vidéo de la tendance huile capillaire :

Marie Wauters (Elicha) : une récréation avant tout

Marie Wauters (Elicha) : une récréation avant tout

Après des années à en rêver, en décembre 2020, cette amoureuse des bijoux classiques lance sa marque Elicha, nommée en l’honneur de ses deux enfants, Élise et Charles. Une belle histoire de famille.

Le clic ? J’ai toujours rêvé de créer des bijoux. Quand j’avais 12 ans, lorsque mes grands-parents m’ont offert mon premier bracelet, j’ai conçu une pièce qu’ils ont fabriquée sur mesure. Mais quand mon père est mort, j’ai réalisé à quel point il est important de ne pas rater certains rêves. Je ne voulais pas finir ma vie avec des regrets. Un matin, quand je me suis réveillé, j’ai décidé que c’était maintenant ou jamais. Jusque-là, je reliais le monde de la joaillerie à un monde très codifié auquel je n’avais pas accès. J’étais convaincu que j’étais déjà trop vieux et que je n’aurais pas le courage. Passionné par les pierres, alors que j’étais sur le point d’étudier, j’ai eu envie de faire un apprentissage en gemmologie. Mes parents ont préféré que je suive un cours plus traditionnel. Aujourd’hui, je travaille comme attachée de presse dans le secteur de la beauté. La joaillerie est mon loisir, une activité à laquelle je consacre mon temps libre et mes week-ends. Un jour, j’ai découvert que la sœur d’un ami avait commencé un cours de gemmologie. J’étais tellement frustré que j’ai réalisé qu’il était temps de commencer. Pour les pierres, je m’approvisionne en Inde, où j’ai déjà constitué mon petit réseau, et à Anvers. Pour la création des pièces, j’ai eu l’occasion de rencontrer un joaillier belge, cousin de mon mari, qui se charge de fabriquer à la main chaque bijou. Si mon style est plus classique et intemporel – je ne travaille que l’or – j’affectionne particulièrement les pierres de couleur comme la tourmaline (dont la fameuse pastèque aux reflets tricolores), l’aigue-marine et le saphir, qui donnent de la profondeur à mes bijoux.Un style qui les définit : J’ai conçu mes premiers bijoux pour moi-même. Je pense qu’ils me ressemblent. Avant de jeter une pièce, je vérifie si elle est confortable à porter. Il réalise toujours des petites séries ou parfois des pièces uniques destinées à répondre aux commandes. Chaque bijou porte le nom d’une île comme le médaillon de Paros, un disque en or jaune dans lequel j’intègre une pierre ou un diamant. Je suis aussi très attachée à la bague ovale des Seychelles sertie d’une aigue-marine, ma toute première création.

Kim Jacob, l’autodidacte inventive

Cette jeune trentenaire mère de deux enfants profite d’une mise à pied pour changer de vie et se consacrer à la création et à la confection de bijoux. Less is More, sa première collection, a été suivie d’autres au charme très personnel.

Le clic ? Lorsque j’ai découvert par hasard qu’il existait une formation en bijouterie, je travaillais avec ma compagne dans notre bar à Grimbergen. Plus tard, j’ai trouvé un autre emploi que j’ai perdu après la pandémie. Entre-temps, un peu fatigué du côté non créatif de ce type de travail, j’avais terminé mes études et lancé mon entreprise. J’ai décidé d’ouvrir ma boutique en ligne puis de me consacrer entièrement à ce nouveau métier de bijoutier. Mon atelier est à Meise dans une pièce qui sert aussi de boutique. « Le vrai début ? Après une formation aux techniques de base, j’ai lu de nombreux livres et me suis formé sur Internet. Ce qui me fascine dans le métier, c’est le choix des matières (les pierres, les diamants noirs et les perles de forme irrégulière sont ma passion) et la confection des pièces elles-mêmes.Mon approche est assez minimaliste, mais derrière l’apparente simplicité de mes bijoux se cache un petit twist . J’aime aussi créer des pièces uniques ou personnalisées. « Un style qui la définit : en décembre dernier, aux côtés de Less is More, ma première collection très minimaliste, j’ai lancé Rock, une ligne inspirée des galets que mon fils ramasse lors de nos promenades. Plaqués or ou argent, ces boucles, bagues, bracelets et pendentifs sont tous uniques. Ce printemps, à la naissance de mon deuxième bébé, j’ai créé Flow, une série de bijoux dédiée aux mamans. J’ai développé une technique où le lait maternel est lyophilisé et mélangé à une résine pour créer une pierre qui orne les bijoux de cette collection.

Christine Alexandre (Maison Chris Alexxa), des bijoux précieux à partir de dessins

Christine Alexandre (Maison Chris Alexxa), des bijoux précieux à partir de dessins

En 2011, la Liégeoise – de formation designer industriel – renoue avec ses premiers amours en décidant de se consacrer à la création et à la fabrication de bijoux précieux.

Le clic ? Dans les mois qui ont précédé la naissance de mon plus jeune fils, j’ai dû rester au lit. Pour occuper mes journées, j’ai conçu des bijoux. D’une certaine manière, rien de bien surprenant. Dès mon plus jeune âge, j’ai développé une passion pour les colliers, les bagues et les bracelets. Enfant, je passais des heures devant la coiffeuse de ma grand-mère à regarder le contenu de sa grande boîte à bijoux. Après la naissance de Louis, j’ai fabriqué ma première bague ; le pollen dont la forme est aussi devenue mon logo. Techniquement j’avais encore beaucoup à faire, mais la machine était lancée. Immédiatement après le lancement de la marque, j’ai travaillé avec un fabricant français qui fabriquait les bijoux en argent que je vendais à travers un réseau de plusieurs marques : une centaine de magasins au total. Le vrai début ? Il y a six ans, lors d’un salon, il ne m’a pas été facile de convaincre les artisans d’un atelier de fonderie de me former. Après m’avoir ri au nez, ils ont accepté de m’enseigner le métier. J’ai acheté les machines et j’ai commencé à fabriquer mes propres bijoux. Cette approche m’a permis de créer des pièces d’or et de pierre de plus en plus sophistiquées, en passant au sur-mesure : une révélation. Aujourd’hui je fabrique des bijoux, principalement des bagues, dans un atelier/boutique du centre de Liège, où j’emploie quatre artisans joailliers, un style qui les définit : j’ai une passion sans limite pour les pierres : quartz, tourmaline, rhodolite, rubis, saphir, l’aigue-marine… Je suis aussi obsédé par la beauté de la nature : une fleur qui vient de s’ouvrir, la nervure d’une feuille, une branche d’arbre… Ces éléments créent des pièces aux formes organiques, souvent irrégulières. continuer à proposer des pièces en argent, mes créations ont gagné en sophistication et tendent vers un artisanat luxueux. Et si un E Une partie de mon travail consiste à rencontrer et à créer des clients. Je compte sur notre prochain déménagement dans un espace plus grand juste à côté de notre atelier/boutique actuel pour me ramener à l’établi.

Melissa Kandiyoti, du jazz aux bijoux inspirés par les voyages

Melissa Kandiyoti, du jazz aux bijoux inspirés par les voyages

La créatrice aux racines orientales-slaves, qui était une chanteuse de soul-jazz dans sa première vie, a maîtrisé l’art de rendre l’élégance et le glamour exubérants adaptés à un usage quotidien.

Le clic ? J’ai toujours aimé chanter. Quand je vois des photos de ma fille de quatre ans tenant un micro, je me souviens d’être comme elle. Chanter est ma première passion, mais un jour à 29 ans, enceinte de mon fils aîné, j’en ai eu marre de l’industrie musicale. J’avais déjà commencé à créer des bijoux à partir des anciens colliers de ma mère, que je m’amusais à démonter puis à remonter différemment. J’ai toujours eu ce qu’on pourrait appeler un style atypique. Quand je tombe amoureuse d’un sac, c’est rarement un sac noir. Lorsque vous achetez des bijoux fantaisie, ils doivent se déchirer. Sinon, à quoi ça sert ? Achetez les vrais à la place. En 2001, avec une amie, j’ai commencé à fabriquer des bijoux puis à les vendre. Quatre ans plus tard, elle décide d’arrêter. J’ai donc continué l’aventure seule… Le vrai début ? Il n’est pas facile de trouver des artisans spécialisés dans la fonderie ou le sertissage en Belgique. J’ai donc monté ma propre unité de production à Paris, où j’ai vécu quelques années. Le reste (création, prototypage, suivi de production et marketing) m’appartient. Je vends mes pièces dans des magasins en Belgique et à l’étranger, mais j’aime participer à des pop-ups et des ventes privées quand je le peux. Conseiller les femmes et les convaincre qu’elles peuvent porter des boucles d’oreilles pendantes et de la couleur, j’adore ça Un style qui les définit : Toutes mes collections sont inspirées par le voyage. Celle qui me représente le plus et que je porte tous les jours, même en journée, c’est Marrakech. J’ai des racines turques par mon père et lituaniennes par ma mère. Un jour, un professeur de chant m’a dit que ma voix révélait mes racines. Je pense aussi à mes bijoux. Pour moi, plus c’est stylistiquement mieux. Ce printemps je lance deux nouvelles collections IONS : Bora Bora et A capulco, une ligne de boucles d’oreilles plissées soleil que j’adore.

Vous pouvez retrouver ses créations ici

Comment devenir une créatrice de bijoux ?

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Comment ouvrir un business de bijoux ?

Ce travail ne nécessite aucune compétence particulière. Il faut juste être doué pour le travail manuel, savoir être précis et rigoureux. Devenir créateur de bijoux depuis chez soi nécessite également d’avoir le bon équipement. Pour cela, vous devez organiser un petit atelier dans votre maison.

Qui peut ouvrir une bijouterie ?

Les étapes pour ouvrir votre bijou dépendront bien entendu du statut juridique que vous aurez choisi. En fait, il est très facile de démarrer votre entreprise de bijoux en tant qu’entreprise individuelle (en tant que travailleur indépendant). Il vous suffit de signaler l’ouverture de votre activité sur le site de l’URSSAF.

Qui est l’orfèvre ?

En principe, l’activité de bijoutier n’est pas réglementée et il est donc tout à fait possible d’ouvrir une bijouterie sans diplôme !

L’orfèvre est un artisan et commerçant qui fabrique et vend des objets d’orfèvrerie, des ouvrages en or et en argent, en platine ou autres métaux précieux. Ce métier existe partout dans le monde et son histoire remonte à la préhistoire. Il est proche du métier de joaillier.

Quel travail d’orfèvre ?

Qu’elle est la définition de goldsmith ? Artisan vendant de la grande orfèvrerie (ustensiles et articles de toilette, lampes, etc.) ou marchand vendant de la grande orfèvrerie.

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