Études de pollution accablantes, manifestations citoyennes, Covid-19… Les croisiéristes dans la tempête

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Written By Charlotte Sander

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Entre les terrains qui s’opposent au tourisme et le renforcement des normes environnementales, le secteur doit s’adapter aux exigences des nouveaux citoyens. Loin de la bonne ambiance dans laquelle elle naviguait depuis si longtemps.

Le bateau a connu des jours meilleurs. Bien plus tôt le 2 juin 2019, lorsque le géant des mers MSC-Opéra s’est écrasé dans un port de la rade de Venise, une collision qui semble avoir provoqué une réaction en chaîne. Depuis, l’industrie a fait face à de nombreuses catastrophes : discussions sur le tourisme, études de pollution, manifestations citoyennes, Covid-19…

Cette insulte affecte l’industrie qui, dans le secteur du tourisme en expansion, a grandi aussi vite que possible jusqu’à ce qu’elle éclate, sans se casser un peu. « Les règles ont quinze ans de retard, avoue Jean-François Suhas, président du Port of Marseille Cruise Club, partisan de normes strictes. Sur le plan social, la mondialisation, et donc le gaspillage social, c’est arrivé il y a cinquante ans. En tant qu’environnement, c’est après cinquante ans. Et les justes qui possèdent le navire ne seront pas récompensés.

Mais la ligne continue, deux décisions le montrent. Premièrement, il a fallu que le gouvernement italien supprime les grandes files d’attente du centre historique de Venise, après de nombreuses années de retard. Ensuite, à l’ouest, le port de Palma de Majorque n’est limité qu’au trafic de trois lignes par jour, dont une seule transporte plus de 5 000 passagers.

C’est un signe, car aux Baléares, l’industrie du tourisme est chez elle. Il s’est débarrassé de plus de 2,6 millions de passagers en 2019, dont moins de la moitié à Palma, troisième port d’Europe, derrière Barcelone et Civitavecchia, près de Rome. Il a fallu une coalition d’une trentaine d’associations d’habitants de Palma et de défenseurs de l’environnement pour inviter les croisiéristes et les élus locaux à s’asseoir autour d’une table… En effet, l’International Association of Cruise Lines ( CLIA), le syndicat des passagers du voyage, fonctionne bien : le trafic devrait être modérément réduit et l’accord prévoit vingt jours inhabituels où la mesure peut être dépassée.

« C’est un accord qui n’est ni bon ni mauvais », a déclaré Margalida Ramis, porte-parole du GOB, qui coordonne le mouvement. Que le consentement politique doive être limité est un fait historique. Mais la décision prise ne repose pas sur des données objectives, et l’accord ne prévoit pas l’imposition de conditions environnementales, ce qui ouvre la porte au « greenwashing ». »

« Un manque de connaissances »

« Un manque de connaissances »

Palma de Majorque n’est pas un cas isolé. Le modèle du tourisme lié au voyage, Dubrovnik, en Croatie, s’est également compromis en 2019 CLIA pour étaler les couloirs. Cette même année, malgré les avertissements des armateurs, les ports de Santorin, Bruges et Dublin ont limité le nombre de bateaux pouvant accoster en même temps.

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