Faux architecte, vrai arnaqueur ?

Permis de construire frauduleux, immeubles abandonnés, malfaçons, ouvriers chez les Prud’hommes et beaucoup d’argent récolté… Pendant plus d’un an, ils ont été trompés par Benoît Fredy la plupart des victimes alors qu’ils conduisaient le grand train. Plusieurs poursuites pour fraude ont été déposées. Une enquête a été ouverte par le parquet de Saint-Denis.

Pour Perrine Benard-Floyd et sa famille, c’est le projet d’une vie. Il rencontre son associé Benoît Fredy par l’intermédiaire d’un maçon. « Cette fois c’était très bien, il avait l’air d’une personne et a compris ce qu’on voulait. Il nous a assuré au début. Ce qui nous a convaincus il semble qu’il soit fier de son travail ». Le projet est de faire un agrandissement en agrandissant et fermant la véranda de la maison familiale à La Montagne. Selon Perrine Benard-Floyd, tout de suite, Benoît Fredy leur a dit qu’il valait mieux démolir la maison pour reconstruire et construire un étage supérieur. « Cela nous est arrivé parce que la hutte construite par le vieil homme il y a de nombreuses années était sale et vieille. » Quatre générations vivent sous un même toit, alors la proposition de Benoît Fredy était assez intéressante. Une enveloppe globale de 155 000 euros pour le projet proposé est approuvée par les deux parties et le chantier devrait être prolongé de juin à octobre 2020. Mais rien ne se passe comme prévu. « Dès le début, il nous a dit que la nouvelle de la démolition était de trop. Et fin juillet, on s’est rendu compte qu’il y avait un mois de retard dans l’avancement des travaux. Il a commencé à nous raconter des histoires [.. .] Puis il était distant, il organisait des rendez-vous mais à la fin il ne viendrait pas. A cette époque, 123 000 euros avaient déjà été payés en plusieurs fois ». Après avoir été en déplacement pendant des mois, lorsque le chantier est à l’arrêt, leur responsable est injoignable et la maison est définitivement inhabitable. Cerise sur le gâteau, le couple se rend compte que le travail qu’ils font est plein de mauvais boulots.

L’architecte sonne l’horloge et après une nouvelle rencontre impromptue, Perrine Bénard-Floyd et son associé lancent une procédure pour porter l’affaire devant la justice. Selon eux, les faits sont plus importants que les financiers. « Ça a un impact sur notre vie de couple, de famille, sur notre santé, la mère de ma femme a fait un AVC alors qu’il n’y avait pas de souci de santé, ma grand-mère en a eu 2 ou 3 aussi, la balle a été perdue parce qu’elle n’était plus à la maison… ».

L’interprétation de Benoît Fredy est très différente. « En fait, ils n’ont pas signé avec moi mais mon directeur de production parce que je ne voulais pas de ces gens, c’étaient des inspecteurs des impôts, je ne voulais pas d’eux, d’ailleurs le projet est impossible. Il suffit de construire une maison. Mais mon le directeur de production a dit ‘c’est bien Benoît, ils ont donné 5% d’acompte’ L’argent est arrivé, je suis content [.. .] de la décision d’un policier. On m’a dit ‘tu arrête ce site, t’es trop tard’ ‘, c’est différent ».

Le maître d’œuvre a dit que dès le début, il y avait des trous dans la raquette. « C’est vrai que quatre mois pour ce projet, c’était un peu court… Mais on m’a dit qu’en utilisant la méthode déjà faite, ça marchera… Mais ça ne s’est pas passé comme prévu ». Benoît Fredy veut blâmer son équipe de professionnels, insistant sur le fait que la méthode n’est pas dans ses compétences. Pour le compagnon de Perrine Bénard-Floyd, la folie de Benoît Fredy fait semblant, tout était prévu. Selon lui, la petite famille est un objectif principal. « Je pense que nous sommes les bonnes personnes pour lui, nous avons des enfants, nous étions fatigués, nous avions un budget pour le travail, nous étions inquiets pour la famille, pour grand-mère et l’état de la maison… Nous avons vérifié tous les carrés. et il a joué. »

« Il est aussi doué pour faire des dessins de maisons que pour arnaquer les gens »

"Il est aussi doué pour faire des dessins de maisons que pour arnaquer les gens"

Le cas de la famille Bénard-Floyd n’est pas isolé. Des connaissances ont présenté Patrick* à Benoît Fredy. « On m’a dit que c’était un artiste. J’ai un projet donc je vais le contacter. » Contacté, Patrick* était sous le charme de ce jeune homme qui « a l’air bien et semble connaître son métier. De plus, les plans qu’il rédige sont très bien ». Un mot a été dit, le contrat a été signé. Il ne faudra pas longtemps avant que le premier soulagement arrive. « Il y a un retard sur le site mais je ne le connais pas au départ ». Puis vint la tête de la tête, « il a disparu de l’écran puis est revenu. Il a joué la montre et a même trouvé le moyen de me dire ‘je vais te faire un virement’, ‘je m’engage à…  » mais à la fin, rien ne vient », et le quinquagénaire frustré. « Il est aussi doué pour dessiner des maisons que pour tromper les gens. Comment quelqu’un peut-il être aussi stupide ? Ils disent que je dois être chez moi à cette heure… » murmura Patrick*.

Selon lui, le projet s’est d’abord concentré sur le travail de base. Il a estimé le préjudice à 80 000 euros. L’homme de 50 ans a également déposé une plainte en avril 2020 et doit être jugé fin 2022.

Dans ce cas, la défense de Benoît Fredy est fragile. Là aussi, le trentenaire précise que le chantier n’est pas parti et s’est arrêté. Puis ses arguments ont changé. « Ce que Patrick* a oublié de me dire, c’est que je l’héberge chez moi gratuitement pendant plus de deux mois. Puis ils me parlent d’une escroquerie… »

Et puis il y a les victimes qui n’ont pas osé porter plainte et elles seront nombreuses… Une famille à la montagne raconte : « Il a fait la moitié du travail pour nous et c’est pire. Il y a eu beaucoup de mauvais travail. Il nous doit plus de 10 000 euros mais nous n’avons pas la force d’avancer. Cette personne est un imposteur et un menteur. Il n’y a ni foi ni loi. Mais il est assez intelligent pour ne pas l’accepter. Nous savons qu’il y a n’est qu’une chose. Une chose qui peut être arrêtée : la justice ».

Des clients fortunés

Parmi les personnes susceptibles d’être touchées, il y a aussi des personnalités célèbres de l’île. La plupart d’entre eux ont décidé de régler leurs différends avec Benoît Fredy de manière plus prudente, en s’arrangeant avec leurs avocats. C’est le cas, par exemple, d’un couple riche de l’ouest. Aussi, les travaux de la belle villa ont été arrêtés avant l’heure et Benoît Fredy serait mort dans la nature avec une belle cagnotte… Un autre riche s’est aussi lancé dans la rénovation. Parmi eux, certains, « plus chanceux », ont compris qu’il y avait un loup dès le début du processus. C’est le cas d’un propriétaire de La-Plaine-des-Palmistes qui envisageait de se joindre à Benoît Fredy pour construire une riche maison. La première fausse déclaration survient dès le dépôt du permis de construire auprès du service d’urbanisme de la ville. Le document a été falsifié.

« J’ai déposé de faux permis réalisés en photomontage »

"J’ai déposé de faux permis réalisés en photomontage"

Dessinateur de profession, Benoît Fredy admet l’existence d’édifices et de programmes de photomontage. Une compétence dont il a parfois abusé, notamment pour réparer de faux documents. Benard-Floyd en a payé le prix. Lorsqu’ils ont réalisé que leur site internet n’avançait pas, le couple a fait appel à un autre architecte pour poursuivre les travaux. En allant à la ville de la capitale, mais un autre obstacle. « Il a utilisé un vrai numéro, le numéro de quelqu’un d’autre, et l’a mis à notre nom, nous avons pensé que c’était une erreur mais quand nous avons demandé à la mairie de retrouver notre permis de construire, nous avons constaté qu’il n’y avait aucune demande du tout. pour nous ». A La Plaine-des-Palmistes, l’imposteur a utilisé le cachet de l’ancien édile pour son faux permis de construire, ce qui lui a permis d’être relaxé. Le mensonge de Benoît Fredy est connu du public dans la mesure où il est interdit de déposer des permis de construire dans plusieurs villes : à Saint-Denis (il a remis de faux reçus), Saint-Paul, La Plaine-des-Palmistes (il a même fait un rapport à l’avocat) et Saint-Louis… Du moins.

Le trentenaire, qui semble aimer flirter avec la loi, ne nie pas les faits qui lui sont reprochés. Cependant, il semble qu’il ne réalise pas le danger de ses actions. « Il y avait un arrangement régulier de permis. S’ils sont légaux, c’est parce que ce ne sont pas de faux permis de construire. le temps que j’aurais dû le commander. »

Un logo trompeur

Par ailleurs, si le logo de sa société de gestion comporte le nom « d’artiste », Benoît Fredy a démenti dans le bloc qu’il se soit présenté à ses clients comme un artiste pour les mettre en conviction. Cependant, deux personnes que nous avons interrogées disent le contraire.

Pour exercer cette profession d’avocat, en plus d’un diplôme d’artiste, il est obligatoire de s’inscrire sur le tableau répertoriant les professionnels de la région. Le Conseil Régional de l’Ordre des Artistes de La Réunion et de Mayotte révèle avoir reçu des signalements pour la saisie du nom de l’artiste contre Benoît Fredy depuis huit ans. Quant à l’organisation, il n’est pas possible de lancer les démarches car il faudra une confirmation écrite : factures, devis, contrats, informations de paiement, plans… dans laquelle Benoît Fredy démontre qu’il est un artiste. Le Conseil de l’Ordre peut alors faire rapport au procureur de la République. « Mais pour l’instant, on se heurte à un mur, on a tous ces signalements mais aucun des plaignants n’a pu nous donner de confirmation écrite, donc on ne peut pas aller de l’avant », fait-on savoir.

Benoît Fredy dément ces accusations même s’il admet que le logo de son entreprise prête à confusion. Pourtant, une page du site Copains d’avant en son nom montre le contraire. Il a réalisé qu’il a enseigné des cours à l’Ecole Spéciale d’Architecture (ESA) de Paris de 2006 à 2008. C’est un prestigieux établissement privé dont le diplôme est reconnu par l’Etat. Contactée, l’école a révélé que Benoît Fredy n’a jamais étudié dans ses murs.

Corner, Benoît Fredy a un problème de mémoire. « Je ne me suis jamais présenté comme architecte. Sur mes contrats, c’est marqué ‘permis de construire etc’ donc les gens font beaucoup de mal au langage en disant que je suis un artiste. . Il n’y a pas de courrier ni de devis signé que j’ai introduit moi-même en tant qu’artiste », a-t-il déclaré.

Où est passé l’argent ?

Où est passé l’argent ?

C’est le cœur du problème. Et la question est toujours posée par ceux qui peuvent être trompés par les trentenaires : où est passé leur argent ? Le premier chemin : La vie de Benoît Fredy. Il ne s’en cache pas, le chef d’entreprise aime faire le tour des Porsche rutilantes et autres voitures de course : sur sa page Facebook, les photos de belles voitures coûtent toutes aussi cher qu’une.

L’homme aime aussi les belles maisons qu’il loue souvent à plusieurs stars. Et Benoît Fredy montre régulièrement sa vie de jet-set, rappelant qu’il va souvent au gratin et participe à des événements mondains. Une vie faite de strass et de paillettes met vite la puce aux oreilles de ses victimes. L’homme de 30 ans a nié avoir utilisé l’argent de ses clients pour acheter des voitures de luxe. « J’ai toujours eu de belles voitures. Depuis que je suis gamin. Mais ce n’étaient pas des voitures qui s’achetaient au nom de la boîte […] quand je n’avais pas d’argent, je vendais mes voitures. Et j’étais ils m’ont payé en espèces. , j’ai donné l’argent pour payer mes ouvriers ». Payer les travailleurs en espèces est illégal. « Mais c’est tout ou pas », a déclaré l’homme d’affaires.

 » Juste une mauvaise gestion »

Pour Benoît Fredy, la fraude ne sera pas mise en cause car il ne s’enrichit pas. Il aurait été dérangé par les événements, mal avisé et il aurait été trompé d’honneur. « On avait des cabinets malades parce que j’ai été licencié. On avait beaucoup de voitures en location longue durée et j’avais dix salariés bien payés. C’est fou, j’étais sur 100 000 euros par mois rien que pour ça. Il ne faut pas faire des fonds supplémentaires, c’est-à-dire utiliser l’argent du client pour un autre type de dépenses, sauf que c’est sur la même banque, on ne sait pas à qui l’argent on l’utilise., je suis bon en maths, je me suis dit je vais gérer, à moins que je ne sois seul, nous n’y arriverons pas. »

Alors pourquoi la machine ne s’arrête-t-elle pas ? Ne pas avertir ses clients des difficultés financières dans lesquelles il se trouvait et continuer à enlever les vêtements de Pierre pour mettre ceux de Paul ? « J’ai essayé de garder les apparences devant mes clients parce que je ne voulais pas leur dire qu’il y avait un problème. Il y avait d’autres sites à proximité et je me suis dit : c’est pas grave, j’ai peut-être d’autres clients, Je vais les inscrire. » Sauf s’il y a un moment où les clients ne sont pas dupes, ils demandent, ils contactent d’autres clients pour leur dire. Les places ne sont pas terminées. […] un groupe de mauvaise gestion ». La réponse de Benoît Fredy peut sembler à droite, cependant, sa mère a le même âge que lui. « Elle ne gérait pas bien ses affaires », dit-il pudiquement.

La liste des différends s’allonge

Mauvaise gestion? C’est difficile à croire quand on voit que la liste des victimes ne cesse de s’allonger. Benoît Fredy est en litige avec le cabinet d’audit qui a traité son dossier. L’homme d’affaires y a laissé une liste de dix mille euros. L’entreprise, qui n’a pas porté plainte et veut rester discrète, a déclaré « on n’a pas travaillé longtemps avec lui, on s’est vite rendu compte que ce n’était pas sérieux ».

Le trentenaire était également en désaccord avec ses anciens employeurs. L’histoire se termine avec les prud’hommes. Les travailleurs ont obtenu gain de cause une première fois et Fredy a été condamné à leur verser environ 150 000 euros. L’homme d’affaires a fait appel de la décision. Il a admis qu’il avait fait quelque chose de mal mais il dit qu’il ne devrait pas être puni comme ça à cause de sa faiblesse. « Ils ont gagné parce que je ne suis pas allé au tribunal et parce que je ne les ai pas officiellement licenciés. En 2020, je n’avais pas d’argent, je leur ai dit que c’était fini avant d’arrêter les contrats… »

« Un vrai escroc prend l’argent, il ne laisse pas de trace »

Les plaintes s’accumulent. Cependant, il semble que Benoît Fredy ne connaisse pas la gravité des faits qui lui sont reprochés. « Ce qui me met en colère, c’est le terme ‘arnaque’, le fait est que le mec veut faire peur aux gens et s’en tirer comme ça. […] Ces gens m’élèvent depuis 2020. Ils changent, ils savent. » Cependant, il a admis avoir commis des erreurs « Je regrette ces choses, c’est clair et évident. Ça ne devrait pas se passer comme ça. Des fois, on est dépassé par les événements, des fois. […] Je voulais le faire Il n’y avait aucune intention de nuire. Un vrai hypocrite prend l’argent, il ne laisse rien derrière lui. L’argent est pour mon propre compte ».

Criblé de dettes

La responsabilité de Benoît Fredy est de 251 000 euros. Le jugement prononçant la liquidation de sa société le 5 avril 2022 précise : « en l’absence de trésorerie et d’activité, tout espoir de redressement est exclu ». L’homme d’affaires continue de nous raconter des histoires et reste que son entreprise est « en arrêt de paiement », pas en liquidation.

L’espoir est de récupérer, au moins, leur pari initial en partant pour les accusés. L’administrateur judiciaire accordera la priorité aux dettes des propriétaires d’entreprise, en particulier des organismes comme l’Urssaf.

Plusieurs procédures judiciaires sont actuellement en cours contre Benoît Fredy, qui a été condamné pour escroquerie en 2019. Depuis ses nombreux litiges avec son ancien client, Benoît Fredy est assis la peur au ventre. « Mon téléphone est surveillé, je bouge, je suis là, je reçois des menaces de mort… », a-t-il énuméré. Ses anciens clients espèrent qu’un jour justice leur sera rendue.

> Un chèque volé à son père

La famille de Benoît Fredy a été touchée par ses problèmes. L’adresse de ses parents a été saisie comme siège social de sa société. Cela peut donner lieu à une indemnisation si la situation s’aggrave chez certains clients. La porte de la riche maison de la famille a été endommagée et les parents disent que l’homme d’affaires a été impliqué dans de mauvais comportements et d’autres mauvais comportements.

Mais la pire chose que Benoît Fredy ait faite à sa famille reste une étonnante histoire de chèque. L’homme d’affaires fait appel aux services d’un architecte et ami, Vincent Nocalou. Aucun contrat ne liait les deux hommes à se faire confiance. Au départ, le propriétaire de l’entreprise rémunère Nocalou pendant les travaux. Puis il a cessé de payer. Le préjudice causé par le sous-traitant s’élève à environ 126 000 euros.

Benoît Fredy a déclaré avoir payé ce qu’il devait à son entreprise. Mais selon l’homme d’affaires, l’artisan aurait été trop gourmand et aurait commencé à lui faire peur. « Il m’a dit qu’il avait trouvé les objets volés sur le disque dur que je lui ai donné. Et si je ne lui remettais pas un chèque de caution, je perdrais tout. Il a aussi menacé de se casser la gueule ».

Dans le coin, le chef de projet a réalisé une émission « J’ai volé un chèque à mon père » a-t-il avoué. Il a dit que le chèque aurait été rempli par son ami qui lui a conseillé d’arrêter après avoir tout raconté à son père. « Alors mettre le chèque sur un chantier », a déclaré Benoît Fredy sans plus de précisions.

Nocalou donne une autre traduction. Selon lui, le chef de projet lui a remis un chèque de 126 000 euros en main, et lui a demandé d’attendre quelques jours avant de payer. Les choses qu’il fait. Mais rien ne s’est passé comme prévu. Quelques semaines plus tard, Vincent Nocalou apprend que le père du faux artiste a porté plainte contre lui pour vol et utilisation frauduleuse. Ses comptes personnels et professionnels sont bloqués. « A cette époque, j’ai également porté plainte pour abus de confiance et escroquerie, je ne me laisserai pas accuser comme ça », souligne Vincent Nocalou. Selon l’architecte, les conséquences de cet accident sont une urgence pour son commerce ouvert depuis 2015. « Mes comptes sont contrôlés par le tribunal, j’ai dû vendre ma voiture au rabais pour rembourser une partie de mes dettes. Au total, je vais mettre mon entreprise en liquidation judiciaire et licencier huit de mes salariés. Ma vie de couple et de famille est chaotique. C’est arrivé… Puis j’ai accepté… Depuis, ma vie est devenu l’enfer et je n’en vois pas le bout. le canal ».

Benoît Fredy a fait preuve de compassion. « Le gars, qui est censé être mon ami, il m’a fait peur. Il ne m’a pas dit qu’il allait encaisser le chèque, c’était un chèque d’épargne. Et aujourd’hui, il me met devant tout le monde pour un client. [ …] En fait, je ne comprends pas pourquoi il me parlait comme ça. J’étais un business driver pour lui. J’ai trouvé que sur le lieu de travail, je le présentais aux meilleures personnes de ce monde ».

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