Fleuve Charente : faux alose et contrôle des passes des pêcheurs

Par Séverine Joubert – s.joubert@sudouest.fr Publié le 16/05/2022 à 14:41 Mis à jour le 16/05/2022 à 17:20

Pendant huit dimanches, des agents de l’Office français de la biodiversité effectuent des contrôles mais aussi collectent des informations sur la population d’alose en Charente. Des données précieuses

« Chaque année, nous ouvrons la saison des prédateurs louches à Saints. C’est une sorte de tradition. » Dimanche 1er mai, Port Larousselle, rive droite de la Charente. Alors que quelques uns plus, les syndicats taquinent le pavé saintais pour défendre les ouvriers, Maryline Dudognon, Jean-Philippe Tranoy, Laurent Billerot et Philippe Lagrange profitent des bords de Charente sous un soleil généreux. Ils viennent spécialement de Limoges. Le programme de la journée suivra des rituels bien établis : Saintes, Taillebourg, Saint-Savinien, Port…

« Chaque année, nous ouvrons la saison des prédateurs louches à Saints. C’est une sorte de tradition. » Dimanche 1er mai, Port Larousselle, rive droite de la Charente. Alors que quelques uns plus, les syndicats taquinent le pavé saintais pour défendre les ouvriers, Maryline Dudognon, Jean-Philippe Tranoy, Laurent Billerot et Philippe Lagrange profitent des bords de Charente sous un soleil généreux. Ils viennent spécialement de Limoges. Le programme de la journée suivra des rituels bien établis : Saintes, Taillebourg, Saint-Savinien, Port-d’Envaux et le Moulin de la Baine, à Chaniers.

L’alose feinte est un poisson migrateur qui remonte la Charente pour se reproduire. Si sa pêche est autorisée, ce n’est pas le cas du grand alose, avec lequel il cultive de fortes similitudes, ce qui peut être source d’erreur. Ce premier dimanche de mai et les sept suivants, huit agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) sont mobilisés pour effectuer des contrôles mais pas seulement.

« De moins en moins »

« De moins en moins »

Leur présence sur le territoire est précieuse pour des partenaires comme l’Etablissement Public Territorial de Bassin (EPTB) Charente, qui cherche à mieux connaître la présence de l’alose en Charente. Les pêcheurs eux-mêmes sont aussi très intéressés par cette question car force est de constater que, depuis une bonne dizaine d’années, « l’alose, on saute de moins en moins », observe Philippe Lagrange.

Michel Vignaud est chef de mission pêche et lutte contre la chasse illégale des espèces migratrices à l’Office français de la biodiversité en Nouvelle-Aquitaine. Une fois le contrôle papier terminé, il se poursuit par un questionnaire mis à la disposition des agents de police de l’environnement. « On fait une fiche de collecte de données avec le nombre de pêcheurs, le type de pêche, avec quel matériel, l’heure du début de la session, la rivière, combien ils ont pêché d’alose, combien ils en gardent. »

Outre les données pures et simples, il y a des conseils auxquels Guillaume Rullin, le directeur de l’OFB en Charente-Maritime, est particulièrement attaché. « Vous devriez attacher un hameçon au lieu d’un triple et presser le barbillon », suggère-t-il pour que le poisson ne soit pas rejeté à l’eau avec une blessure fatale.

« Il est important d’avoir une relation de confiance entre les praticiens et l’OFB. L’organisation ne voudrait pas être réduite à une simple mission de police environnementale, se défend Guillaume Rulin. « Nous cherchons toujours à faire de grandes choses. Mais avec de petits gestes, nous obtenons de plus grands résultats. Et tout doit être quantifié ?, demande-t-il. Tout le monde y a intérêt après tout. Nous travaillons pour la protection de l’environnement mais aussi pour le pêcheur qui veut pêcher. »

Frayères colmatées

Frayères colmatées

« La connaissance et la veille des pratiques permettent d’alimenter les avis techniques, argumente Michel Vignaud. Si nous parlons d’alose ici, un travail similaire peut être fait pour surveiller l’anguille, le saumon, la truite de mer, la lampe marine et la lampe fluviale qui sont « tous en danger : soit en danger d’extinction, soit en danger critique d’extinction comme l’alose alose et l’anguille ». . ‘.

« Avant, on avait de grosses populations d’aloses, environ 250.000 je commence », poursuit le chef de la mission Nouvelle-Aquitaine. Depuis une dizaine d’années dans le bassin Garonne Dordogne, bassin charentais, on est passé à moins de 4 000. Des décisions ont été prises d’arrêter complètement la pêche. Mais quand il tombe si bas, il est très difficile de remonter. D’autant que la pêche n’est pas le facteur déterminant de cette réduction drastique. Les causes sont nombreuses comme l’accessibilité aux frayères ou le cycle pendant l’été : les alevins vivent encore dans les zones d’eau douce et s’il y a une sécheresse importante ou un recul agricole, il y a un phénomène de réchauffement climatique des eaux inadaptées. »

Une autre explication que le « blocage » des lieux de ponte des algues. « Les ombres sont cultivées en eau libre. L’œuf tombe dans le gravier mais s’il est bouché, les chances de succès sont assez compromises. Et lorsqu’il ne s’agit pas d’algues, c’est le silure qui peut être mangé par les poissons reproducteurs lors de la reproduction, qui a la particularité d’être bruyant et d’attirer les prédateurs.

Comment pêcher l’alose à la mouche ?

Comment pêcher l'alose à la mouche ?

Sa pêche. Les aloses sont généralement pêchés à la mouche en dérive aval 3/4 avec des motifs de type nymphe/streamer souvent dans des couleurs vives comme l’orange, le jaune, le vert chartreuse, le rose. Selon la saison, il faudra pêcher grossièrement en profondeur avec des pointes intermédiaires pour beaucoup de plongeon.

Comment faire voler un poisson pour un chevesne ? Même si les combats sont vite maîtrisés, les premiers combats sont très sympas. Comme pour toute activité de pêche, la discrétion est de mise et l’approche doit se faire au rythme des Sioux. Petit palmier, micro-diptère, coléoptère, coccinelle, sauterelle, carex pardo, lièvre double font un ventre en été.

Quelle mouche pour l’alose ?

En fait, toutes les mouches peuvent prendre de l’alose. De l’envolée terne, foncée ou grise des plumes de saumon paon sur hameçon n°6 à la « petite » nymphe de truite sur fer fin n°14, voire une mouche traditionnelle ! voler en choisissant des imitations plus petites, et/ou des couleurs différentes.

Où manger de la lamproie à la bordelaise ?

Où manger de la lamproie à la bordelaise ?
  • Restaurant Le Mably Bordeaux. Bordeaux, Gironde. 322 avis.
  • Le bistrot de Gabriel. Bordeaux, Gironde. 103 avis.
  • La Tupine. Bordeaux, Gironde. 1 754 avis. Réserve.

Quel est le prix de la lampe ? La lamproie peut être achetée vivante, chez les poissonniers et sur les marchés de la région du sud-ouest. Si elle est fraîche, sa peau est lisse et légèrement boueuse, et son corps est tonique. Mais on le trouvera plus souvent cuit, en conserve. Elle peut alors atteindre jusqu’à 100 euros le kilo !

Quelle est la saison de la lamproie ?

En France, la saison de pêche à la lamproie s’étend du 15 décembre au 15 mai.

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