Golden Globe Race : le vieux Simon Curwen sur les traces des marins de sa jeunesse

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Written By Charlotte Sander

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Parmi les concurrents de la Golden Globe Race 2022, on compte un britannique discret mais affuté : Simon Curwen. Sa préparation et celle de son bateau ne doivent rien au hasard, et son palmarès laisse à penser que nous pourrions entendre parler de lui.

Les héros d’enfance de Simon Curwen étaient Francis Chichester et Robin Knox-Johnston. Il n’avait que huit ans lorsque ce dernier est revenu de sa tournée mondiale en solitaire. L’amour de la mer et des voyages ne l’a pas quitté et il a souvent couru en bateau sur la côte sud de l’Angleterre. Il s’illustre ensuite en remportant le Fastnet et en terminant deuxième de la Mini Transat 2001, derrière le jeune Yannick Bestaven qui remportera ensuite le Vendée Globe et devant d’autres grands noms de l’avenir de la course au large.

Une passion qui résiste au temps

À 62 ans, Simon Curwen décide qu’il est temps de réaliser son rêve de faire le tour du monde à la voile, en courant et en empruntant les routes décrites dans les récits marins de son enfance. Pour cela, il a trouvé Clara, un Biscay 36 dessiné par Alan Hill et construit en 1976, à quelques centaines de mètres de sa maison britannique.

Une excellente connaissance du bateau

Simon Curwen n’est pas faible ! Quand il démarre un projet, il le fait à fond et ne néglige aucune partie du processus. Tout d’abord, il embarque sur son nouveau bateau et ce n’est que dans les 200 derniers milles qu’il réalise un important ascenseur à bateaux au chantier Nath Yachting à Hennebont.

Un profond refit

Huit mois de construction seront nécessaires pour transformer ce navire en une unité capable d’affronter les mers du sud :

Boucler la boucle, mais en course

Notre mari est sympathique et souriant. Pendant longtemps, cette histoire de sa gracieuse majesté a imprégné le monde breton. En plus de ses activités « sérieuses », il y travaille avec sa femme Clare, une petite société de location de bateaux fluviaux sur le Blavet. De la même voix calme que s’il parlait de tondre sa pelouse, il relève son premier défi qui est de boucler la boucle.

Mais ne vous y trompez pas, Simon est plus qu’un compétiteur en plus d’être un marin expérimenté. Son podium à la Mini Transat parle pour lui, et son bateau est prêt à rejoindre les plus petits. Il pourrait être mentionné dans trois navires et quelques mois en mer !