Kieran Vantourout, un ingénieur maritime qui répare des yachts de luxe

Kieran Vantourout a 34 ans. Ce Breton est marié et père de deux enfants. Heureux propriétaire du Pacific Craft de 5 mètres, il sort le plus souvent possible avec ses enfants et sa femme pour emballer et récupérer ses cartons au Raz de Sein. Sur son bateau, Kieran quitte Pors-Poulhan, port sobre du Finistère.

C’est aussi de Pors-Poulhan que Kieran est parti sur un bateau familial avec son grand-père quand il avait 4 ans. Guide pour pêcher, piéger et pulvériser ce ramasseur de balles.

Formation mécanique poussée

Formation mécanique poussée

« Je ne me voyais pas faire d’autre métier que la mer » a déclaré le Finistèrien. Pour y parvenir, il a tous les atouts : « J’ai passé le BEP Mécanicien Marine au Guilvinec. Ensuite, le brevet 750 kW, le bac professionnel plaisance à Pont l’Abbé avant de poursuivre la formation à Etel » explique-t-il cette passion.

C’est en février 2018 qu’il s’installera officiellement, seul avec sa caisse à outils et sa voiture. Kieran a une philosophie assez rare pour souligner la scène des courses d’hypertension : « J’aime toucher, réparer et réparer les choses. La mécanique peut coûter cher, nous ne réparons plus. J’essaie de réparer le correctif. arrive à apporter aux clients des solutions qui leur permettent de naviguer encore quelques années avec leur moteur en ne changeant que l’essentiel, souvent des pièces récupérées sur d’autres moteurs.

Astucieuse casse personnelle

Astucieuse casse personnelle

C’est le truc de Kieran. Dès qu’il trouve une machine « morte », il la démonte et la restaure, pour le bénéfice de tous ses clients, avec ce qu’il peut récupérer. « Le moteur ne tourne jamais du tout » a-t-il expliqué « une culasse cassée ne veut pas dire que les galets, les thermostats ou les pompes le sont non plus ». Alors il démonte, sépare, teste et ajoute tout ce qu’il peut, comme le dit sa logique, « pour jeter un peu et protéger l’environnement ».

Ses clients l’apprécient. Ce sont pour la plupart des pêcheurs, même s’ils sont amateurs, qui n’hésitent pas à embarquer sur de solides bateaux de plus de 7 mètres pour affronter le raz de Sein. « Il doit pousser et être fiable », a poursuivi le mécanicien.

Accompagner les clients vers l’autonomie

Accompagner les clients vers l'autonomie

Au fil des années de pratique qu’il a, qu’il soit professionnel ou amateur, Kieran a pu constater que la mentalité et les envies de ses clients en bateaux ont évolué : « Les gens sont très attentifs à l’usage. J’aime qu’ils puissent réparer car beaucoup de choses sont garantis, je donne beaucoup de conseils de réparation, quand je fais une interview par exemple, je propose aux gens de regarder ce que je fais, voire de le faire à ma place, cela leur permet de comprendre ce qu’ils font ce qu’ils paient et, surtout, de développer une certaine autonomie en cas d’avarie en mer. et la protection permet de créer et de maintenir la confiance et les relations entre clients et prestataires. »

Très souvent, dit Kieran, « j’ai beaucoup de clients qui viennent me voir pour clarifier leurs factures d’autres fournisseurs de services. » Histoire de mieux comprendre ce qui a été donné et si c’est sage ou non.

Développement d’un bateau en PEHD

Développement d'un bateau en PEHD

Sensible aux questions écologiques et environnementales, Kieran développe un bateau en PEHD, l’Armen 500, avec l’architecte Théo Moussion.

En d’autres termes, il n’y a pas besoin d’anti-fouling, moins de bruit sous l’eau et moins de consommation grâce à un faible frottement. Conformément, donc, aux engagements pris par la France auprès de l’OMI.

Ce bateau, primé au dernier salon nautique de Paris, est intéressant. Associé à la Brigade de la Seine à Paris, Kerian est également associé au comité d’organisation des JO 2024. Il a déjà déposé une candidature à Marseille.

Les JO qui se tiendront en France en 2024 se veulent respectueux de l’environnement. Les directives du comité d’organisation français exigent que la moitié – au moins – des yachts soient zéro émission, tant dans leur conception que dans leur mouvement. Étant recyclable, le bateau proposé par Kieran répond au moins partiellement à ces exigences. Seul le Finistèrien reste à passer par les fourches des comités d’organisation.

Embauche de deux personnes prévues d’ici 2023

Embauche de deux personnes prévues d'ici 2023

En sa compagnie, Kieran le maintient vivant et prospère. Il a récemment embauché un mécanicien pour l’aider et compte « 2023 » embaucher au moins deux autres employés pour s’occuper du côté commercial et administratif.

L’avenir du nautisme, les mécaniciens en parlent. « Je ne pense pas qu’on passera au tout électrique comme certains le prédisent. J’imagine que la navigation sera hybride, électrique lorsque le flux est calme et paisible, et thermique lorsqu’une forte puissance est disponible. Nécessaire. ah. Je suis en relation avec Blue Nav qui propose des solutions intégrées. C’est encore balbutiant mais cette technologie va s’améliorer je pense.

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