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Home Mode La vie Made in France de Marilyn Monroe

Publié le 14 juillet 2022 à 14:00 M. Mis à jour le 15 juillet 2022 à 10:06 M.

On connaît la passion de Marilyn Monroe pour le Chanel 5 et la plus éphémère qui l’a liée à Yves Montand lors d’une séance. Deux symboles de la France dans le monde que l’icône hollywoodienne a sans doute contribué à populariser indirectement une fois ses deux favoris dévoilés au grand jour. Ce que l’on sait moins, c’est qu’en privé, ce symbole de la pop culture américaine des années cinquante, disparu il y a tout juste soixante ans le 4 août, aimait aussi s’entourer des grands noms de l’art de vivre français.

Née en 1926 d’une mère qui l’a à peine élevée et d’un père qu’elle n’a jamais connu, Norma Jeane Mortenson a passé son enfance dans des circonstances plus que modestes. Peu de chances que le soft power français croise la route de ce gamin de la banlieue hollywoodienne. Rapidement mariée à 16 ans (pour échapper à l’orphelinat) à un pur yankee médusé, elle l’abandonne aussitôt pour poursuivre une carrière de mannequin.

Quête d’excellence

Quête d'excellence

Et c’est en se réinventant devant les caméras de la 20th Century Fox dans le rôle de Marilyn Monroe que Norma Jeane a connu le succès. Puis, très vite, l’ambition secrète de devenir une grande actrice et d’être reconnue comme telle. Est-ce cette quête de l’excellence qui vous a amené à accumuler des commodes Louis XV, des reproductions de Pierre Bonnard et de Pierre-Auguste Renoir, ou des œuvres d’Albert Camus, de Flaubert ou de Proust ?

Marilyn portant le parfum Chanel n°5 le 24 mars 1955, à l’Ambassador Hotel de New York.© Ed Feingersh/Michael Ochs Archives/Getty Images

Loin d’être une pose, cette attirance pour le beau Français se retrouvait dans les objets du quotidien que la star choisissait avec soin, à mille lieues de l’image de la fille superficielle et amusante, la fameuse « fille d’à côté » que l’étude s’efforçait de vendre. . film après film avec un succès incontestable. Qui savait que la quintessence du glamour hollywoodien avait une batterie de cuisine Le Creuset de huit pièces (dont deux casseroles) dans une délicate couleur jaune paille ? C’est ce que l’on découvre en octobre 1999 lors de la très médiatisée vente aux enchères des effets personnels de la star organisée par Christie’s. Les observateurs attentifs savent pourtant que Marilyn n’a pas attendu la création du Comité Colbert (en 1954) pour succomber aux charmes du « made in France ».

Déjà en 1952, à la veille de sa consécration (« Niagara », qui fait d’elle une star, première sur les écrans américains le 21 janvier 1953), elle prend soin de placer dans le coin de sa table de chevet, bien en vue, un flacon de Chanel n ° 5 lors d’une séance photo dans son appartement de Doheny Drive. Le reportage vise à illustrer un grand portrait que lui dédie le magazine « Modern Screen », qui, curieusement, ne finira pas par publier aucune de ces images de Marilyn alangui dans son lit à côté de son flacon personnel (aucun produit placé par la marque et encore moins contrat de publicité ici).

N° 5, Arpège et Joy

N° 5, Arpège et Joy

Folle du 5 et de ses notes d’aldéhydes, d’ylang-ylang, de néroli, de bergamote et de citron, elle s’approvisionne régulièrement dans les grandes enseignes de luxe comme I. Magnin à Los Angeles ou Saks à New York. Jusqu’à 26 bouteilles, selon la légende. Marilyn le remplace ponctuellement par deux autres best-sellers de la parfumerie française : Arpège de Lanvin ou Joy de Patou. Les actrices alors ne sont pas encore des égéries et paient de leur propre argent, comme le confirment les nombreuses factures de ce type qui se retrouveront parmi les effets personnels de la star après sa disparition.

Facture pour le parfum Chanel n° 5 acheté au grand magasin I. Magnin à Beverly Hills.© Avec l’aimable autorisation de Julien’s Auctions

Marilyn a aussi succombé depuis ses débuts professionnels à un autre standard du raffinement français : le champagne. Boisson officielle du septième art, dont il partage la sérénité et le caractère pétillant, en remplissant les réfrigérateurs de ses différentes résidences successives (38 en seize ans, tout de même). Dom Pérignon 1953 avait clairement sa préférence : en juin 1962, Pat Newcomb, l’attaché de presse personnel de la star, s’était assuré que le photographe Bert Stern avait au moins trois bouteilles en stock pour son shooting « vogue » programmé.

Une autodidacte au goût très sûr

Une autodidacte au goût très sûr

Prévoyant, Stern s’était doté d’un fonds plein. « Le champagne ne coûtait alors que 11 dollars la bouteille, au lieu de 55 dollars aujourd’hui », écrit-il en 1982 dans le récit de cette dernière session. En 2022, la cuvée mythique est quasiment introuvable et est proposée pour plusieurs milliers d’euros aux amateurs lorsqu’une bouteille millésimée apparaît ponctuellement sur le marché des collectionneurs fortunés.

Si Moët & Chandon peut être fier d’avoir séduit les papilles de la star avec son millésime 1953, Marilyn n’a pas dédaigné les autres grandes maisons de Champagne. Ses bons de commande ou ses notes de room service pendant le tournage indiquent que le Piper-Heidsieck ou le Mumm Cordon Rouge trouvaient régulièrement grâce à ses yeux. Sans aucune trace de vulgaire « pétillant » californien dans ses factures, Marilyn Monroe était décidément une dégustatrice autodidacte, même dans le domaine du vin.

Le bal « April in Paris »

Le bal « April in Paris »

Un goût très sûr et une quête de l’excellence qui le font fuir Hollywood en 1954 pour s’installer à New York. Elle y fonde sa propre société de production en 1955 et épouse le dramaturge Arthur Miller l’année suivante. L’intelligentsia de la côte Est l’accueille à bras ouverts et Marilyn veut se réinventer, les conditions sont réunies pour que son amour pour la France s’épanouisse.

Le champagne fait partie des raffinements français que Marilyn adorait, avec un goût certain pour les grandes maisons.© Ramey Agency/ABACA

Il accepta ainsi avec plaisir l’invitation au bal « Avril à Paris » organisé au « Waldorf Astoria » le 11 avril 1957. Inauguré cinq ans plus tôt par l’astucieux directeur français de l’établissement, un certain Claude Philippe, l’événement s’est imposé comme la dissolution mondaine et caritative de l’année au sein de la société new-yorkaise.

Sous prétexte de renforcer l’amitié franco-américaine, le dîner dansant est une magnifique opération de promotion des artistes français et des fleurons du savoir-faire français qui financent la soirée : Dior, Balmain, Givenchy, Cartier ou encore la Fédération Nationale Française de la Dentelle, tulle , broderies et passementerie. L’invitation coûte 100 $ (reversés à une association caritative) et donne aux participants fortunés des coupons pour une tombola dont les prix vont de la Renault Dauphine au cendrier chez « Maxim’s » !

Razzia chez Baccarat

Razzia chez Baccarat

Fidèle à sa légende, Marilyn arrive en retard, main dans la main avec Arthur Miller, avec qui elle ouvre langoureusement la danse sous les flashs des photographes. Au cours du dîner, il rencontre Gérard Philipe, Zizi Jeanmaire et Jean Marais.

On ne sait pas si des représentants de la maison Baccarat sont présents ce soir-là, mais Marilyn va dévaliser le showroom new-yorkais de la verrerie de Meurthe-et-Moselle peu après pour décorer son appartement du 444 East 57th Street où elle finit par déménager. avec Miller. Cadran solaire emblématique (trônant au-dessus de la cheminée), carafes, bougeoirs, verres à eau et à vin, bougeoirs… Les pièces de Baccarat affluent dans le grand appartement, dont l’étoile a recouvert les sols de moquette beige et des panneaux muraux entiers de miroirs.

Facture d’une caisse de Dom Pérignon, le champagne préféré de Marilyn, achetée en mai 1962, trois mois avant sa mort.© Ramey Agency/ABACA

La marque a installé, oui, son magasin « flagship » new-yorkais à quelques mètres de la maison de l’actrice, au 55 East 57th Street. Une adresse dans laquelle on retrouve le showroom de la maison Porthault au premier étage. Selon elle, Marilyn aurait même vendu ici à Marilyn ses vêtements de maison imprimés de Coeurs Roses des ateliers de Rieux-en-Cambrésis… Ce dont on est sûr, c’est que Marilyn fréquentait effectivement cette adresse, puisque le 25 novembre 1958, une facture le prouve, il pousse la porte de la boutique Baccarat pour acheter un cendrier en verre référence « numéro 33 » pour la somme de 180,25 dollars.

Une garde-robe monopolisée par Norman Norell

Il y avait étonnamment peu de pièces de couture française dans la garde-robe de la star, qui aspirait alors à transformer son image et à effacer les années pin-up de ses débuts. Deux raisons à cela. Tout d’abord, l’actrice privilégie les tenues simples et confortables en privé, empruntant des robes glamour au rayon garde-robe de Fox si nécessaire pour une soirée de gala. Puis, un homme veille sur ses tenues depuis son arrivée sur la côte Est et l’accompagne dans le processus de sophistication de la « nouvelle » Marilyn. Il s’agit du designer Norman Norell, un ami des Greene, chez qui Marilyn a trouvé refuge après avoir quitté Hollywood.

Sur les conseils d’Amy Greene, Norell est appelée à renouveler le vestiaire de la star grâce à un partenariat ingénieux : elle fournira gratuitement ses créations et prendra en charge une partie des frais de vie de la star (coiffeuse, esthéticienne, manucure), et en A son retour, Marilyn portera du Norell dans toutes ses apparitions publiques, lui assurant ainsi une immense publicité. Oubliez les robes fushia à nœuds, les lamés dorés et les corsages rouges en soie et dentelle. Norman Norell habille Marilyn d’une élégante élégance minimaliste.

Les tables laquées de « Mrs Miller »

Son influence s’étend au-delà de la garde-robe puisque c’est lui qui sert d’intermédiaire entre l’actrice et la maison Leleu. Fleuron des arts décoratifs français, Leleu crée alors des meubles d’exception mêlant bois laqué, marbre, albâtre et bronze pour les grands de ce monde. Le 29 septembre 1959, la secrétaire de Marilyn Monroe envoie une lettre à la maison Leleu à Paris, avenue Franklin Roosevelt : « Messieurs, suite aux arrangements pris avec M. Norman Norell, je joins un chèque de caution d’une valeur de 150 dollars pour trois laques » . tables au nom de Mme Arthur Miller. L’ordre est précis, indiquant que « la laque doit être le style numéro 1, comme indiqué sur les échantillons apportés par M. Norell ».

Correspondance échangée lors de la commande de trois tables gigognes auprès de la firme française Leleu.© Courtesy of Julien’s Auctions

Fils du fondateur Jules, Jean Leleu s’est empressé de lancer la livraison des trois tables gigognes destinées au salon de la plus grande star du monde. Le 6 octobre, il informa « Mme Miller » par retour de courrier que son acompte avait été reçu et que sa commande avait été expédiée « dans les premiers jours de décembre ». Il précise timidement : « Je suis content d’avoir certains de mes meubles dans votre maison, même s’il s’agit de petites pièces. » Nos produits et nos tendances peuvent vous intéresser, je joins donc à cette lettre quelques pages de publications françaises nous concernant. Avant de se ragaillardir : « Nous sommes reconnus comme des décorateurs d’exception spécialisés dans la fabrication de mobilier moderne sur mesure. Notre savoir-faire est sans égal – c’est pourquoi nous avons été sélectionnés pour décorer de nombreux navires de luxe, ambassades, résidences présidentielles et plus encore. Et pour finir tentez votre chance : « Il me fera plaisir de vous faire des croquis personnalisés si vous avez des résidences à meubler et décorer. » »

Subjuguée par Yves Montand

Malheureusement, comme en témoigne l’abondante correspondance conservée à ce sujet, les formalités douanières vont compliquer et retarder la livraison de la boîte contenant les fameuses tablettes. Et Marilyn ne renouvellera pas une commande à la maison Leleu… Mais la France n’est jamais loin d’elle en cette année 1959. Quelques mois plus tôt, c’est bien un artiste français qu’elle découvre sur la scène du Henry Miller Theatre de Broadway . Le 21 septembre 1959, Marilyn assiste à la première du one man show « Une soirée avec Yves Montand ». Captivée, et bien que Miller ait été retenue par son travail d’écriture, elle est revenue avec lui pour voir le spectacle trois jours plus tard.

Le 16 janvier 1960, c’est à Hollywood que les couples Montand et Miller se retrouvent pour une conférence de presse annonçant le début du tournage du film « Le Milliardaire » dont Marilyn et Montand se partagent l’affiche.

Couples Marilyn Monroe-Arthur Miller et Yves Montand-Simon Signoret dans l’appartement de Montand au « Beverly Hills Hotel » lors du tournage de « The Billionaire » en 1960.© Bruce Davidson/Magnum Photos

Comme si le titre original du film n’était pas assez prémonitoire (« Faisons l’amour »), Marilyn a déclaré à la presse : « Après mon mari et à égalité avec Marlon Brando, je trouve qu’Yves Montand est le plus séduisant que j’aie jamais rencontré. » Les couples Signoret-Montand et Monroe-Miller ont emménagé dans des bungalows voisins du « Beverly Hills Hotel » pendant le tournage, et le photographe Bruce Davidson a immortalisé la catastrophe annoncée dans un cliché devenu célèbre pendant le dîner Simone Signoret regarde Yves Montand qui regarde Marilyn qui regarde Arthur Miller qui regarde Yves Montand, un sourire crispé aux lèvres.

La suite est connue. Et si, dans l’un des numéros musicaux du film, Marilyn y susurre dans un adorable français « Mon cœur est à papa », en privé, son mariage avec Arthur Miller ne se remettra pas de son « coup de foudre de collégienne » comme Montand. , avec un culot parfait, décrira leur brève idylle avant de rentrer à Paris.

Un Rodin dans le salon

L’épisode semble éloigner la France de Marilyn qui, après avoir divorcé de Miller, quitte la côte atlantique pour se réinstaller à Los Angeles. C’est à Brentwood qu’il achète en mars 1962 une hacienda de style espagnol qu’il entreprend de rénover dans le plus pur style mexicain. Sans oublier, oui, d’équiper votre cuisine de casseroles en cuivre estampées « Bazar de Paris » ou de décorer votre salon presque dépouillé d’un bronze de Rodin, « La Main de Dieu », un achat impulsif de plus de mille dollars.

Le 26 février 1959, au consulat de France à New York, Marilyn reçoit la Crystal Star décernée par l’Académie du cinéma français des mains de son président Georges Auric, en présence du consul Raymond Laporte (à gauche).© PAUL SLADE/ PARIS MATCH/SCOOP

Lorsqu’elle apparaît sur la scène du Madison Square Garden le 19 mai 1962 pour chanter « Happy Birthday » à John Fitzgerald Kennedy, Marilyn entre dans l’histoire du 20ème siècle. Impossible pour le public, qui la voit briller sous les projecteurs dans une robe sirène, d’imaginer que dans trois mois elle succombera à une overdose de barbituriques. Personne ne sait non plus que cette superbe robe, portée pour son look final, est faite de mousseline de soie grège (de France !) ornée de 2 500 cristaux cousus à la main. Et que son créateur, Jean-Louis Berthault, ancien costumier de Columbia puis d’Universal Pictures, désormais à son compte, était français, né à Paris et diplômé de l’Ecole des Arts Décoratifs à la fin des années 1930.

Marilyn Monroe Estate, un business juteux

Lorsqu’elle décède à l’âge de 36 ans en 1962, Marilyn Monroe laisse un testament dont les principaux ayants droit sont sa mère Gladys, sa demi-sœur Berniece, sa secrétaire May Reis et son professeur de théâtre Lee Strasberg. Cependant, une condamnation permettra à ce dernier de s’emparer du véritable trésor caché du domaine. En plus d’attribuer 75% de la propriété intellectuelle qu’elle détenait sur certains de ses films qu’elle avait coproduits, dans la clause 4 du document, l’actrice a effectivement indiqué : « Je lègue tous mes effets personnels et vêtements à Lee Strasberg, et je souhaite qu’ils le distribuent comme bon vous semble à mes amis, mes collègues et mes proches. Lee va vider complètement l’appartement de la star à New York et la maison de Brentwood. Mais, au mépris de l’expression exprimée En 1982, Lee Strasberg décède également et sa seconde épouse, Anna Strasberg, qui n’a jamais rencontré l’actrice, hérite de la propriété. Elle charge l’homme d’affaires californien Roger Richman d’exploiter le nom et l’image de la star.Il développe la marque Marilyn Monroe de 1983 à 1995 en signant des contrats lucratifs. fois, en particulier avec les magasins de Bloomingdale. Mais en 1996, Anna Strasberg remercie Richman et confie la succession de Marilyn Monroe à CMG Worldwide, qui règne sur le business des stars disparues et multiplie les contrats de licence.

En 1999, Anna Strasberg charge Christie’s d’organiser la vente aux enchères des effets personnels de Marilyn. La vente du siècle rapporte à la veuve un total de 13,4 millions de dollars, dont plus de 1,2 million de dollars pour la célèbre robe « Happy Birthday » brodée de sequins chez JFK.

Après un accord réussi avec Le Seuil en 2010, à qui elle confie la tâche d’éditer un recueil de textes et de poèmes puisés dans les archives de Marilyn, Anna Strasberg cède ses droits de propriété intellectuelle liés à la star au groupe Authentic Brands en 2011 pour un prix non communiqué. le prix. montant estimé entre 20 et 30 millions de dollars.

Après les pièces nobles (costumes, robes de créateurs, scripts annotés, meubles, fourrures et bijoux), Anna Strasberg éparpille régulièrement ce qui reste des effets personnels de Marilyn (dont une montagne de papiers comptables) aux enchères. Spécialiste des « memorabilia », Julien’s Auctions à Beverly Hills organise chaque été une vente appelée « Hollywood Legends », où tout ce que Marilyn a touché s’envole à prix d’or. Comprend un grille-pain, un tube de rouge à lèvres et un casse-noisette. La prochaine vente a lieu les 15 et 18 juillet (*) et offre aux collectionneurs (ou investisseurs) la possibilité de gagner, entre autres, un chèque signé en 1952 par Marilyn à la pharmacie Schwab (estimé entre 3 000 et 5 000 dollars), un une note manuscrite de dix lignes adressée à Lee Strasberg (estimée entre 6 000 et 8 000 dollars) ou un carrelage de salle de bain de la dernière demeure de la star (estimé entre 1 000 et 2 000 dollars).

Marilyn et la France, les occasions ratées

Francophile dans l’âme, Marilyn Monroe n’a jamais mis les pieds sur le sol français.

En juillet 1956, lorsqu’il quitte les États-Unis pour l’Europe, c’est pour tourner « Le Prince et la Ballerine » en Angleterre, adaptation d’une pièce de Terence Rattigan dont il acquiert les droits, en confiant la réalisation et le rôle principal ensuite à elle Laurence Olivier. Elle promet de suivre son mari, Arthur Miller, qui se rendra à Paris pour rencontrer Yves Montand et Simone Signoret, qui adaptent « Les Sorcières de Salem ». Mais l’incompréhension entre Marilyn et Laurence Olivier gêne le tournage qui s’enlise à Londres, Miller ira seul à Paris.

Le 7 mars 1958, Simone Noir de Christian Dior croyait savoir que Marilyn Monroe allait venir à Paris. Elle envoie une lettre à l’actrice disant qu’elle est ravie de son arrivée et qu’elle espère que Marilyn ira à la boutique Dior malgré son emploi du temps chargé. Bien sûr, « nous pouvons aller vous montrer des modèles à votre hôtel », précise-t-il en joignant une liste de prix. Cependant, Marilyn n’ira jamais au 30 avenue Montaigne. Et pas en vain, invitée en avril 1958 par l’Académie du Cinéma Français à recevoir l’Etoile de Cristal de la meilleure actrice étrangère à Paris, elle recevra finalement son trophée le 26 février 1959… au consulat de France à New York. mains du compositeur Georges Auric, présent pour l’occasion.

Quant au Festival de Cannes, s’il invita très officiellement Marilyn Monroe en 1955 en s’entretenant avec son attaché de presse Rupert Allan puis avec son associé Milton H. Greene, malgré tous les efforts déployés, malheureusement chacune de ses tentatives échoua.

En 1960, c’est Joséphine Baker, présidente du gala de l’Union des artistes, qui invite Marilyn à exécuter un numéro de cirque « insolite » « devant tout Paris » à l’occasion des 30 ans du gala. « Vous savez à quel point Paris vous aime et à quel point les acteurs français seraient fiers de vous accueillir », a-t-elle écrit dans sa lettre en français à l’hôtel Beverly Hills. Votre destinataire notera dans un mémoire en réponse son regret de ne pouvoir participer à l’événement du 4 mars 1960 pour cause de tournage. Marilyn dompteuse, acrobate ou meneuse du Cirque d’Hiver Bouglione ? La France aurait adoré.

Les objets personnels de Marilyn ont la cote

1. La robe « Happy Birthday to JFK » : 4,81 millions de dollars lors de sa deuxième vente, le 17 novembre 2016, par Julien’s.

2. Une bague en platine et diamant offerte par Joe DiMaggio (qu’elle a épousé en 1954) : 772 500 $ chez Christie’s.

3. Le piano de son enfance : 662 500 $ chez Christie’s.

4. Une robe portée dans « La Rivière sans retour » : 526 000 $ chez Julien.

5. Une lettre de Joe DiMaggio en 1952 : 525 000 $ chez Christie’s.

Qui a acheté la maison de Marilyn Monroe ?

En septembre 1963, la famille Nunez est devenue propriétaire et a acheté une grande partie du contenu de la maison, y compris l’aspirateur Marilyn’s Hoover.

Qui a hérité de la fortune de Marilyn Monroe ? Marilyn n’avait pas d’héritiers. Dans son testament, contesté à ce jour, il lègue 50% de ses biens et effets personnels à Lee Strasberg, (fondateur de l’Actors Studio), qu’il considérait comme son mentor. 25% iront à sa psychanalyste Marianne Kris. Sa secrétaire May Reis disposera des 25% restants.

Est-ce que Marilyn Monroe était riche ?

Marilyn Monroe est décédée dans la nuit du samedi 4 août 1962 des suites d’un empoisonnement aigu aux barbituriques. Elle a 36 ans. Outre ses droits et redevances, sa succession est estimée à 92 781 $.

Quel âge avait Marilyn Monroe quand elle est morte ? Que s’est-il exactement passé chez l’actrice dans la nuit du 4 au 5 août 1962, celle dans laquelle Marilyn est décédée à seulement 36 ans ? Icône glamour, top star du 20e siècle, actrice renversante… Soixante ans après sa mort, Marilyn Monroe continue de fasciner.

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