Pêche : Bruxelles a perdu la ligne

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Written By Charlotte Sander

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A 82 ans, Robert Anglicus patrouille toujours, plusieurs après-midi par semaine, le long des berges de l’étang numéro 3 du magnifique Domaine du Rouge-Cloître, à Auderghem. Ce monsieur, qui a appris les joies de la pêche après la guerre, à la suite de son oncle à Barvaux, est le commissaire aux pêches de la Société centrale de protection des pêches fluviales, une vénérable association vieille de 132 ans, à laquelle Bruxelles-Environnement appartient. chargé de la gestion du lieu, ouvert du lever au coucher du soleil.

L’octogénaire aime la vie au grand air et ne renoncerait pour rien au monde à sa mission qui consiste à faire en sorte que les pêcheurs qui fréquentent ce bel étang (dont les eaux abritent différentes espèces de poissons, de la carpe à la perche, en passant par pour les brèmes, carassins, brochets, tanches et gardons) respectez les règles (pas question d’enlever vos prises, le « no kill » est obligatoire ; obligation de déposer les poissons sortis de l’eau sur un tapis ; interdiction de pêcher à l’hameçon sans ardillons, cet appareil qui « répare » la prise, mais en même temps la blesse ; etc.).

Ruggero Angelus reste passionné mais ne cache pas une certaine amertume : « Il y a 35 ans, la pêche à Bruxelles rassemblait des centaines de passionnés dans divers quartiers de la capitale. Aujourd’hui, sa pratique est devenue confidentielle. poissons et de favoriser les promeneurs et les baigneurs au détriment des pêcheurs, qui doivent se rendre en Wallonie pour assouvir leur passion.

L’histoire du président de la Société centrale, Michel Vanbrusselen, qui pêche à Bruxelles depuis près de 40 ans, est identique mais sans être aussi critique envers les autorités. « La baisse est principalement liée à la mentalité des Bruxellois, qui n’ont plus les mêmes hobbies ni le même mode de vie que leurs parents et grands-parents. Ce désintérêt pour la pêche a pris le dessus sur de nombreuses sociétés amenées à » l’abandon de nombreux étangs ».

Du côté de Bruxelles-Environnement, qui gère les stocks halieutiques des étangs régionaux, on explique qu’au fil du temps, des arrêtés ont été pris, interdisant soit la pêche, soit la consommation des poissons pêchés, à cause de la pollution des plans d’eau et des risques sanitaires que peuvent courir les passionnés.

Une série de mesures ont dû être adoptées en raison de la mauvaise qualité écologique des mares, du déséquilibre des espèces, des problèmes posés par leur ancienneté ou de la présence envahissante d’espèces exotiques.

Le « Street fishing », la pêche « fun » des jeunes

Le "Street fishing", la pêche "fun" des jeunes

La sécurité de la pêche à Bruxelles et dans d’autres grandes villes du pays, comme Liège, pourrait provenir d’une pratique née sur les bords de Seine, à Paris, mais qui s’est répandue dans toute l’Europe depuis une dizaine d’années. : « pêche de rue ». Cette discipline, mi-ludique, mi-sportive, demande peu d’investissement et n’est pas longue. Elle est pratiquée par des jeunes, souvent actifs sur les réseaux sociaux, et par des ouvriers qui profitent de la pause déjeuner pour sortir une canne à pêche légère de leur placard de bureau et rejoindre le chenal. Ces pêcheurs « urbains » utilisent des appâts sensibles et parcourent quelques centaines de mètres, le plus souvent entre l’écluse d’Anderlecht et Drogenbos ou entre le pont Van Praet et le pont de Vilvoorde, zones riches en espèces comme le gardon, la carpe, le brochet, la tanche ou l’anguille. Ils prennent une grande bouffée d’air frais et quand ils mangent, ils prennent un selfie avant de mettre leur prise à l’eau parce qu’ils s’amusent et pratiquent le « no kill ». Certains jeunes en ont fait un art de vivre, adoptant une tenue de « pêche de rue » et postant des vidéos de leurs « exploits ». Beaucoup sont même devenus des influenceurs, parrainés par des équipementiers. D’autres ont fait de la « pêche de rue » un sport. La discipline a également connu ses premiers championnats du monde cette année.

Comme les pêcheurs « classiques » habitués aux eaux publiques, les amateurs doivent bien sûr respecter la réglementation établie par la Région de Bruxelles-Capitale et disposer d’un permis de pêche, qui peut être acheté à la poste à un coût démocratique très bas (1).

(1) Pour en savoir plus sur l’organisation de la pêche en Région bruxelloise, consultez info@environnement.brussels (02/775.75.75)

Un loisir peu couteux sauf si…

La pêche est-elle chère ? C’est une question piège. A priori, on peut se lancer dans l’aventure avec un petit budget. Les permis régionaux sont tout sauf chers ; Devenir membre d’une société de pêche ne nécessite pas une fortune (entre 40 et 100 euros l’abonnement saisonnier, selon la durée du parcours de pêche, le potentiel de la rivière et les services rendus par l’association) et acheter un « standard » . « La canne à pêche n’a pas non plus besoin de casser la tirelire.

Mais l’investissement peut augmenter si vous vous lancez dans des formes de pêche « sophistiquées ». Comme l’explique Julien Gilles (« Maison de la pêche »), s’installer en bord de Meuse et lancer deux lignes à l’eau vous coûtera bien moins cher que d’intégrer un club de tennis ou de hockey. Pratiquer la « street fishing » avec une petite canne et quelques leurres souples plombés ne sera pas trop hors de votre budget. « Mais si vous achetez un bateau à moteur thermique et équipé d’un échosondeur pour mieux voir les bancs de poissons, si vous voulez pratiquer la pêche en mer, si vous prenez quatre ou cinq cartes de différentes compagnies, si vous partez voyager en Hollande. , l’Irlande, l’Ecosse ou les Bahamas, vous allez bientôt dépenser une fortune », observe M. Gilles.

L’équipement peut évidemment faire la différence : un float-tube de dernière génération est moins cher que son ancêtre, la bouée ; la pêche en mode pélagique nécessite l’utilisation d’électronique embarquée ce qui augmentera la facture ; La pêche à la carpe de nuit demandera un coût d’équipement plus élevé que la pêche à la tanche le long du canal de Charleroi.

Le même type de pêche affectera différemment votre épargne selon les accessoires et l’équipement que vous achetez. Tout est donc une question de mesure, mais selon les pratiquants et gérants de magasins spécialisés, on peut facilement se faire plaisir lors d’une saison de pêche pour 200, 300 ou 400 euros maximum.

La Belgique tient son rang

La pêche est aussi un sport. Il existe des compétitions dans trois types de pêche : la pêche au gros, la pêche à la mouche et la pêche en mer, qui concerne principalement les néerlandophones. Comme le notent Bruno Chermanne, rédacteur en chef de « Pêcheur belge », et Benoît Sottiaux, directeur administratif de la fédération sportive des pêcheurs francophones, la Belgique est bien classée dans le classement européen de la grande pêche. Il obtient le droit d’organiser les Mondiaux, à Ronquières, en 2017, et y décroche l’or par équipe. Les équipes sélectionnées par l’entraîneur national pour les championnats d’Europe et du monde sont assez efficaces et certains concurrents, comme Eric Di Venti, ont une histoire intéressante. La pêche à la mouche, quant à elle, a connu un creux mais le Verviétois Julien Lorquet, médaillé de bronze à la Coupe du monde 2013, a été chargé d’un projet visant à faire de la Belgique une nation performante en cinq ans. En Belgique, à côté d’un championnat ouvert aux hommes, femmes, vétérans, handicapés et diverses catégories de jeunes, il existe aussi des interclubs qui connaissent un grand succès. Sans oublier la participation des Belges à des concours internationaux prestigieux avec des prix alléchants.

Les dates d’ouverture de la pêche sont majoritaires, vous pouvez pêcher du deuxième samedi de mars au troisième dimanche de septembre (soit du 12 mars au 18 septembre pour 2022).

Quel poisson pêcher en ce moment ?

Quel poisson pêcher en ce moment ?

Voyons ce que le poisson doit rechercher, saison par saison.

  • Hiver : roussettes et raies en mer, brochets et brochets en eau douce.
  • Printemps : pêche à la truite, à la dorade et au barbeau.
  • Eté : pêche à la mouche ou au coup ou en mer, loup ou maquereau.
  • Automne : pêche à la carpe ou surfcasting.

Quel poisson est de saison en ce moment ? On y trouve beaucoup de bars en automne, mais aussi des merlans, des églefins, des congres, des barbues ou encore des seiches. En hiver, on aime manger du lieu jaune, du merle noir, de l’oseille ou de la grenouille. C’est aussi l’occasion de manger à nouveau des produits de la mer : palourdes, pétoncles, moules et huîtres.

Quel poisson pêcher au mois de mars ?

Mars : araignée, bar, crapaud, brochet, bulot, cabillaud, carpe, sole, cabillaud, coquilles Saint-Jacques, crevette, dorade, églefin, églefin, huîtres, homard, langoustines, cabillaud, crapaud, bar, maquereau, merlan, cabillaud, cabillaud, moules, perches, raies, sardines, saumon, sole, turbot.

Où pêcher le sandre dans le Nord-Pas-de-Calais ?

Où pêcher le sandre dans le Nord-Pas-de-Calais ?
La villeNom de l’association
Saint VenantBrochet de San Venantais de San Venant
SamirL’association des pêcheurs de la vallée de la Liane
Wavrans sur l’AaSaumon
WimereuxLes pêcheurs de la vallée de Wimereux

Ou pêcher des carnassiers en 62 ? L’étang fédéral de Pouvain (No Kill) Cet étang fédéral est situé dans le bassin de la Sarpe à Plouvain près d’Arras. C’est le refuge d’espèces de cyprinidés comme les cafards, les dorades, les carpes, et de prédateurs comme le brochet, la perche…