Pourquoi quelqu’un m’a-t-il donné des conseils depuis que je suis devenu parent ?

Avis sur le choix du prénom de l’enfant, remarques désobligeantes sur nos choix scolaires, avis « médicaux » infondés… Tous les jeunes parents – sans exception – sont ou seront confrontés aux « avis » de la famille, de la belle-famille, amis, collègues, professionnels de la santé ou de la petite enfance ou encore passants… Tous sont experts du bébé et sont ravis de partager leur « savoir » sur l’éducation des enfants même – surtout – quand on n’a rien demandé ! « Quand je suis tombée enceinte en juin 2018, très vite, les conseils et commentaires de notre entourage se sont mis à pleuvoir. Au départ, je n’y voyais aucun problème ; la parentalité m’est encore inconnue qui est enceinte de mon premier enfant et Je veux écouter ce que les gens peuvent me dire sur le sujet », confie Ophélie Bourgeois.

« Puis, en janvier 2019, lors de mon premier rendez-vous de préparation à l’accouchement, ma sage-femme m’a conseillé de mettre mon bébé en pyjama pour faire du peau à peau… peau à pyjama alors ? Ce conseil est la goutte qui a fait déborder le vase. J’ai du mal à comprendre comment même les professionnels qui accompagnent les jeunes parents peuvent donner des conseils aussi biaisés », confie cette jeune maman. De retour chez elle, elle décide de lancer le compte Instagram @gardetesconseils qui compte plus de 120 000 abonnés. Sur sa page, elle collectionne et publie les meilleurs des pires conseils dont les jeunes parents se passeraient.

Pourquoi la parentalité devient affaire publique ?

Pourquoi la parentalité devient affaire publique ?

Évidemment, l’expérience d’Ophélie n’est pas isolée : après le lancement de son compte, des centaines et des centaines d’anecdotes plus ou moins dérangeantes lui sont confiées par sa communauté : « C’est inépuisable. Chaque jour, je reçois des dizaines de messages avec des conseils, chacun plus farfelu. , violents, drôles ou démodés que les autres s’avèrent très nocifs pour certains jeunes parents », explique-t-elle.

En effet, ce genre d’expérience semble inhérent à la condition des parents. Mais pourquoi tout le monde se permet-il de nous donner son avis quand on est maman ou papa ? « Je n’explique pas vraiment pourquoi on tombe dans le domaine public en devenant parents. D’ailleurs, il n’y a pas que ceux qui sont déjà parents qui se permettent de donner leur avis, chacun a son mot à dire. Certains considèrent, à tort, que l’éducation des enfants est la responsabilité de toute la société », estime-t-elle. De plus, certains conseils reçus par les parents sont complètement WTF. Sur sa page, on découvre ainsi des remarques, avis et conseils en tout genre, dont certains totalement inattendus. « Il faut leur faire boire une lèche d’alcool quand ils sont bébés, ils retiendront mieux l’alcool plus tard », a pu entendre une maman de sa grand-mère. Une autre dit que sa belle-mère lui a conseillé : « Tu dois lui donner un sucre, sinon tu vas en faire une psychopathe.

Des avis de proches ou de professionnels plus problématiques

Des avis de proches ou de professionnels plus problématiques

Si certains conseils ou opinions peuvent vous faire sourire, d’autres peuvent être très culpabilisants. C’est par exemple le cas de cette maman, qui a reçu cette remarque de sa propre mère : « Elle pleure tellement parce que tu as été stressée pendant ta grossesse ». Comme elle l’explique sur le compte @Gardetesconseils, il n’en fallait pas plus pour culpabiliser cette mère, qui était alors déjà assez inquiète pour sa fille. En fin de compte, il s’avère que sa fille ne dormait pas à cause du RGO, qui a été diagnostiqué lorsqu’elle avait deux mois. Dans le même ordre d’idées, une autre mère de famille a pu entendre de la bouche de sa belle-mère : « Les mamans qui travaillent, ça fait mal aux enfants », quelques jours seulement avant de reprendre le travail après 9 mois de congé et congé maternité. parental. Un jugement très blessant pour cette mère qui peinait déjà à préparer cette séparation pourtant nécessaire.

Parfois, ces conseils viennent même de professionnels, ce qui est probablement encore plus dérangeant. « Pour produire plus de lait, il faut manger plus de produits laitiers », peut-on également lire… Des conseils donnés par un médecin. Ce qui est problématique dans ce témoignage, c’est qu’il est tout simplement faux. Pour rappel, les aliments qui favorisent la lactation sont appelés aliments galactogènes et ce sont : les carottes, le fenouil, le cumin et le carvi, les amandes, les noix de cajou, les dattes, le malt en poudre, l’orge cuite, les lentilles cuites, les céréales le café, la salade verte, le cresson, le millet, le quinoa , bière sans alcool, fenugrec… et non laitages. « Les propos que je trouve les plus agaçants viennent vraiment du corps médical. C’est envers eux qu’il faut pouvoir faire confiance. Et parfois, certains conseils sont dépassés, faux, voire carrément violents », témoigne ainsi Ophélie.

Des violences, une autre mère en a fait l’expérience avec l’assistante maternelle qui lui a dit : « Si tu as besoin de faire respirer ton bébé, il ne faut pas avoir d’enfant ». Un conseil qui ferait bondir l’association Stop Baby Shaken. En effet, il est important de le rappeler : si vous êtes seule avec votre bébé et que vous n’en pouvez plus, parce qu’il pleure par exemple, le bon réflexe est de le mettre dans son lit, sur le dos et allez prendre 5 minutes pour toi. Car c’est dans ces moments extrêmes que des drames peuvent arriver.

Comment faire le tri parmi les conseils quand on est parents ?

Comment faire le tri parmi les conseils quand on est parents ?

Au final, qu’ils partent de bonnes intentions ou qu’ils soient empreints d’un jugement profond, l’accumulation de ces propos finit par devenir oppressante. « La plupart du temps, quand on me donne des conseils que je n’ai pas demandés, je me sens agacée. La quantité de conseils est écrasante », confirme Ophélie. « Si j’ai besoin d’un conseil, je préfère le demander. Un conseil non sollicité sur un sujet sur lequel nous nous posons déjà beaucoup de questions, ça pèse ! »

En devenant parents, il faut apprendre à faire le tri et réussir à trouver sa place. « C’est important de se poser la question : qu’est-ce qui est bon pour moi ? Certains vont préférer s’appuyer sur des sources familiales, d’autres n’ont d’yeux que dans leur médecin, d’autres font tout d’instinct… C’est à chacun de décider, avec son partenaire quand il y en a un. » , de savoir ce qu’on accepte et ce qu’on n’accepte pas », estime Ophélie. « Il faut aussi se rappeler qu’il y a un grand décalage entre la théorie et la pratique. Alors on fait comme on veut, mais surtout comme on peut ! Chaque enfant est différents, il est donc inutile de comparer les situations », conseille-t-elle.

Et s’il n’y avait qu’un seul conseil à retenir ? « Une catégorie de mon compte Instagram que l’on retrouve dans le livre s’intitule ‘Conseils Roudoudous’. Ce sont ces conseils et remarques qui apportent de la douceur au quotidien des parents. Je crois que s’il faut retenir des conseils, cela rentre dans Personnellement, j’aurais tendance à retenir la règle des 3C : ‘pas de conseils, que des compliments et des cadeaux' », conclut-elle.

Pourquoi les familles font moins d’enfants ?

Pourquoi les familles font moins d'enfants ?

Le parent moderne a moins d’enfants parce qu’il veut être plus attentionné. Il est tellement présent avec son enfant, soucieux de son plaisir, de son bien-être… qu’il est déjà à 100% de ses capacités avec 2 enfants. Le parent sent alors qu’il n’a pas de temps de cerveau disponible pour un troisième enfant.

Pourquoi les gens veulent-ils moins d’enfants ? Selon une étude de l’Ined, 5% des femmes et des hommes en France ne veulent pas d’enfants. Leurs raisons sont multiples : indépendance, éthique, ambition, manque de désir de maternité… Certains couples choisissent aussi de ne pas avoir d’enfant. Cette décision est souvent mal perçue par son entourage.

Comment ne pas être une mauvaise mère ?

Comment ne pas être une mauvaise mère ?

Enregistrez vos réalisations. Pensez à tout ce que vous faites mieux qu’avant. Pensez aux moments où vous avez pu réconforter votre enfant ou trouver les bons mots. Échouer une fois – ou de temps en temps – ne fait pas de vous une mauvaise mère.

Comment savoir si je suis une mauvaise mère ? Maman

  • Vous quittez votre emploi lorsque votre enfant est malade.
  • Vous vous levez la nuit dans une situation critique.
  • Vous avalez la morve de votre enfant.
  • Vous avez fait des frites maison.
  • Vous vous engagez à regarder des comptines avec votre enfant.
  • Tu pleures quand il va à l’école.
  • Tu t’inquiètes.

C’est quoi être une mauvaise mère ?

Ou des mères dévorantes, qui vivent à travers leur enfant tout ce qu’elles-mêmes n’ont pas vécu… et le condamnent à réprimer ses propres désirs pour réaliser les leurs. Amour absent, insuffisant ou au contraire intrusif, étouffant, l’amour déséquilibré d’une mère peut peser toute une vie.

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