Pyrénées-Orientales : Nouveau président, nouveau bureau, vent nouveau sur la fédération de pêche

Un nouveau président, Sébastien Delmas tout juste 30 ans, et 13 nouveaux administrateurs sur 15 possibilités, la fédération des pêches des Pyrénées-Orientales prend un nouvel élan. Apercevez Sébastien Delmas à l’ouverture de la saison de pêche sur le lac des hautes terres ce dernier week-end de mai.

Sébastien Delmas, originaire de Vernet-les-Bains est donc le nouveau président de la fédération des pêches des Pyrénées-Orientales et l’un des plus jeunes de France. Il sera entouré d’une nouvelle équipe comprenant Bernard Lopez, le trésorier, et le secrétaire de la fédération Benjamin Domenech.

Sébastien, quel est ton parcours ?

J’ai toujours été passionné par la pêche. J’ai une formation d’ingénieur fluvial et je travaille dans le milieu aquatique et la gestion des ressources. Je suis pêcheur bénévole, j’ai suivi une formation à la pêche électrique et petit à petit mon bénévolat s’est intensifié. Je fais partie du conseil d’administration, du bureau et maintenant du président.

Quel est le projet principal que vous souhaitez développer ?

Tout d’abord je tiens à préciser que je ne suis pas seul, nous sommes une équipe. Bernard Lopez animera l’action dans la deuxième catégorie, peut-être un peu oubliée plus tôt et qui a besoin d’être soutenue. Benjamin Domenech accordera plus d’attention à l’animation (fêtes de la pêche, écoles, ateliers…) et à la communication. Pierre Loison, le vice-président « montagne », sera plus spécifiquement en charge de la première catégorie, tandis que Jean-Pascal Marcellier, le vice-président « régulier », sera en charge de la commission pépinière. Pour ma part, je m’occuperai de la partie milieu aquatique.

Vision du milieu aquatique que l’ancienne génération n’a pas

Une équipe qui prend un nouveau départ…

Il y a aujourd’hui une vision de modernisation de la pêche, avec différentes techniques, tube flottant, pêche en bateau… Et surtout, une vision du milieu aquatique qui manquait à l’ancienne génération.

Y a-t-il une urgence aujourd’hui ?

Il y a une urgence générale, avec des problèmes dans tous les secteurs et voies navigables. Notre volonté est d’investir 1 million d’euros sur 5 ans, avec l’aide de nos partenaires, pour soutenir le milieu aquatique et les écoles de pêche en particulier. Nous voulons nous tourner vers le développement des zones de pêche dans l’Etat catalan, mais aussi pour restaurer le « niveau » de la pêche catalane.

Les plus beaux coins de pêche de France

En développant la concurrence et le tourisme. C’est une activité écologique et sportive. Nous voulions sortir d’un schéma où nous allions secrètement pêcher de grand-père à petit-fils. Nous espérons moderniser la pêche et la passion et montrer que nous avons certainement les plus belles zones de pêche de France.

Concernant le nombre de pêcheurs, est-il stable ?

Les chiffres sont un peu en baisse. Notre objectif est d’inverser la courbe. Nous voulons tendre la main aux jeunes pêcheurs urbains pour leur faire aimer toute la région.

Allez-vous continuer à faire ces lâchers de truites parfois blâmables ?

Oui, mais nous ferons des sorties plus ciblées pour répondre aux besoins temporaires et locaux. L’idée est la même de ne pas polluer génétiquement les cours d’eau.

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