Rencontrez ces braves gens qui se jettent à l’eau avant le lever du soleil entre Cannes et Mandelieu

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Written By Charlotte Sander

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Sortir du lit à l’aube pour s’émerveiller devant les premières lueurs colorées d’un ciel matinal au bord de la mer est leur routine quotidienne. Rien ne les arrête sur leur chemin. Même pas le froid !

Inspirés par un si beau spectacle et bercés par le bruit des vagues, de nombreux Cannois et Mandolos en profitent pour s’adonner à leur petit plaisir marin. Une ou deux heures de temps.

Tandis que certains installent leur canne à pêche, d’autres sortent leur appareil photo pour immortaliser l’instant, enfilent leur combinaison (ou pas !) avant d’oser quelques coups, porter leur pagaie à l’eau, surfer sur les vagues, juste se réveiller ou se faire plaisir. dans une promenade aquatique.

Aucun d’entre eux ne se lasse de ces activités synonymes d’évasion. Car le paysage, incomparable d’un jour à l’autre, ne cesse de les surprendre. Pour les éblouir. Pour les saisir. Qui sont ces passionnés, toujours aussi émerveillés, prêts à partager avec nous leur incroyable routine ?

Edmond Adam, heureux pêcheur au Moure Rouge

Edmond Adam, heureux pêcheur au Moure Rouge

« La pêche fait partie du patrimoine cannois. » Quand Edmond Adam regarde ses cannes à pêche, son visage s’illumine. Cependant, le soleil ne s’est pas encore levé. Il faut croire que son destin était tracé. Bien que le créateur de la page Facebook « On Pêche à Cannes » ait voyagé dans le monde entier, pour des métiers différents et variés, le pêcheur n’a jamais perdu sa passion pour le poisson.

Très tôt le matin ou tard le soir, il est alerte. Là, au bout du ponton du Moure Rouge. Si Edmond Adam change parfois de place, celle-ci reste sa préférée. « Ce n’est pas le meilleur endroit pour en attraper, mais c’est certainement le plus beau », s’exclame-t-il. « Regardez le paysage ! »

S’ennuie-t-il parfois assis pendant des heures sur sa chaise ? « Généralement je suis accompagné d’amis pêcheurs… Nous sommes en compagnie. » N’a-t-il pas froid pour rester immobile ? « C’est pourquoi je porte toujours des mitaines et un chapeau. »

Après tout, c’est le but du jeu. « C’est ce qu’on aime : attendre et espérer que ça morde. Quand Edmond Adam repart bredouille, il n’oublie pas l’important : « Avoir profité du calme du moment ». Comme à la maison…

Marie Pourreyron sur son paddle 

Marie Pourreyron sur son paddle 

Contre le froid pour s’entraîner. Ou plutôt pour le plaisir. Trois fois par semaine, tôt le matin, Marie Pourreyron enfile sa combinaison néoprène avant de jeter sa pagaie à l’eau. Si la courageuse s’astreint à des exercices répétés afin d’acquérir de l’expérience et d’entretenir ses acquis, notamment en prévision des compétitions, elle ne cherche pas à gravir les premières places sur les podiums. Non, elle ne se soucie pas des classements. Tout ce qu’elle veut, c’est être « fière d’elle ».

Ce n’est donc pas la Dordogne intégrée, une course de 130 kilomètres entre Argentat et Castelnaud, à laquelle elle participe le 17 avril, qui la fait trembler. Quoi qu’il arrive, Marie Pourreyron ne retiendra que le « plaisir ».

Si l’adjointe au maire de Cannes, chargée de la mobilité, de la circulation et du stationnement, pagaie depuis huit ans, le confinement lui a fait prendre conscience qu’elle ne pouvait plus s’en passer. « Je me suis demandé ce dont j’avais le plus besoin et ce qui me rendait heureux. Et bien, c’est le paddle ! »

Un bain qui « purifie » 

Un bain qui "purifie" 

« Le matin est le meilleur moment car la mer est calme. Il y a vraiment une sensation de sérénité, de bien-être, de plénitude qui est unique. » Tous les amoureux de l’eau révèlent de bonnes raisons de sortir du lit pour prendre un bain avant le lever du soleil. Ceux de Sophie Chipon prônent le développement personnel.

Pour la présidente du Long Coast Club de Mandelieu-La Napoule, Alison Wave Attitude, cette activité lui permet de « nettoyer ». Lorsqu’elle retourne sur le sable, c’est comme si « plus rien » ne pouvait « l’atteindre ». « Vous vous sentez fort, calme… droit », explique-t-elle.

Ce sentiment, Sophie Chipon le ressent trois à quatre fois par semaine. Parfois vers 8 heures, d’autres vers Quelle que soit l’heure, la ficelle connaît toujours le même bonheur.

Comme si la fraîcheur ne l’avait pas saisie. « Surtout, ne vous crispez pas. Une fois que vous avez accepté le défi, vous lâchez prise, vous vous détendez et vous accueillez le froid. Cela vous donne un coup de pouce sain ! »

Des baignades toute l’année, pour René Tombarel 

Des baignades toute l'année, pour René Tombarel 

Il y a encore quelque temps, René Tombarel ne plongeait pas le moindre orteil dans l’eau d’une piscine si sa température n’atteignait pas 25 degrés. Et même! Désormais, le journaliste se laisse bercer par les vagues glaciales. « J’y vais même si la mer est à 14 degrés », s’amuse le nageur d’une bonne humeur contagieuse.

Chaque dimanche, René Tombarel embarque ses proches, notamment David Lisnard dernièrement, et les convainc de franchir le pas. « Je dois admettre que c’est frais, c’est saisissant ! Mais c’est tellement bon. » En semaine, René Tombarel préfère rester raisonnable par manque de temps. Les habitants de Cannes rejoignent la mer aux alentours 8h00 pour voir le spectacle majestueux que le soleil leur offre à leur réveil.

Toujours prêt à sortir son téléphone pour immortaliser l’instant, René Tombarel illustre sa passion : « Même si on peut le voir ailleurs, c’est quand même magnifique de le voir s’élever au-dessus de la mer. » Dans la galerie de son téléphone, il y a des dizaines de photos de levers de soleil. Mais le photographe amateur l’assure : « Ce n’est jamais le même résultat. » Et c’est pourquoi il ne s’en lasse pas…