Vidéo. Nouvelle navette ferroviaire en Dordogne : comment préférer le train

Il quitte la gare de Mussidan à 10 h 17 et atteint Boulazac-Isle-Manoire à 10 h 54. Les passagers sont surpris de voir monter à bord des accordéonistes ; d’autre part, des groupes d’élus et de représentants de la SNCF ont été interpellés dans les gares de Neuvic, Saint-Léon-sur-l’Isle, Saint-Astier, Razac-sur-l’Isle et Périgueux.

Il quitte la gare de Mussidan à 10 h 17 et atteint Boulazac-Isle-Manoire à 10 h 54. Les passagers sont surpris de voir monter à bord des accordéonistes ; d’autre part, des groupes d’élus et de représentants de la SNCF ont été interpellés dans les gares de Neuvic, Saint-Léon-sur-l’Isle, Saint-Astier, Razac-sur-l’Isle et Périgueux.

Avec un train toutes les 30 minutes aux heures de pointe (aux gares principales), grâce à 16 trains de plus par jour en semaine, c’est un peu le « Métro Périgord », pour reprendre l’expression du président du Grand Périgueux Jacques Auzou saluant les cheminots qui lancé l’idée au début des années 1980.

46 km en 45 minutes

46 km en 45 minutes

La navette effectue son trajet de 46 km entre Musidan et Niversac en 45 minutes, contre 50 pour une voiture. Mais pour Périgueux-Boulazac, Agglo estime le gain à une dizaine de minutes. Il a un autre atout qui donne envie aux Périgourdins de prendre le train : l’intermodalité. Liaisons cyclables, boxes à vélos, parkings relais, etc. Des dispositions ont été prises à chaque arrêt pour faciliter la correspondance avec d’autres moyens de transport. Les quais sont partout accessibles aux personnes à mobilité réduite.

L’opération séduction se poursuit côté portefeuille. Plusieurs formules tarifaires ont été proposées. Par exemple, avec un abonnement (la moitié du prix payé par l’employeur), un aller-retour quotidien entre Mussidan et Périgueux coûte 1,80 €.

Stéphane KLEIN/ « SUD OUEST »

« On n’a pas été pris au sérieux », se souvient Jacques Auzou. Il aura fallu des années et beaucoup de ténacité pour faire bouger le document, de la Nouvelle-Aquitaine et son délégué TGV Jacky Émon, aux équipes Périmouv du Grand Périgueux « que Joannès Bouillaguet savait se mobiliser », a indiqué le patron d’Agglo. Il a aussi fallu beaucoup « d’argent » pour atteindre ce « moment historique » : « C’est 30 millions d’euros : 15 de la Région, 15 de l’Agglo (1). » Et qu’au passage, il se délecte de capter ses « amis SNCF » qui ont eu la « géniale idée » de vendre le hall de la gare de Périgueux.

Moins de gaz à effet de serre

Moins de gaz à effet de serre

Demain? La navette desservira neuf arrêts, avec Marsac-sur-l’Isle en décembre. Le potentiel est estimé à 6 000 à 8 000 passagers par jour. Une autre branche se dessine pour la star du rail Périgueux, avec de futures liaisons permettant à l’usager d’Agonac ou de Château-l’Évêque de se rendre à Neuvic. Il y a aussi la question de l’impact carbone. « Ce train fait déjà 50 fois moins de gaz à effet de serre qu’une voiture particulière », s’est vanté Hervé Lefèvre, directeur régional SNCF Voyageurs. Si la navette actuelle roule au moteur thermique, la SNCF ambitionne de basculer l’intégralité de son parc au biogaz ou aux supercapacités d’ici 2030.

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