Sénateurs du groupe CRC-SPG
Loupe
Recherche avancée
  • Mediatheque
Très bonne question ! Réponse dans leur déclaration officielle, un texte qui définit leur ligne de conduite parlementaire et où les sénateurs du groupe CRC-SPG expliquent notamment quel rôle ils entendent jouer au sein de la nouvelle majorité sénatoriale.
Procédures définies par le règlement interne du Sénat, les rappels au règlement permettent aux sénateurs d’intervenir à l’ouverture de la séance publique sur un sujet particulier de leur choix, en lien avec l’actualité ou le débat en cours.

SERVICES PUBLICS

GDF-Suez : une fusion qui pousse GDF au démantèlement

Par Yves Coquelle / 18 octobre 2006

Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mes chers collègues,

Mon intervention est relative à l’organisation de nos travaux et au travail de la Commission. Jeudi dernier, deux révélations importantes ont été faites au cours de nos débats et en ont légitimement perturbé le bon déroulement.

Premièrement, la presse a annoncé la volonté de F. PINAULT d’acquérir la branche environnement du groupe Suez. Cette opération, très importante si elle se déroulait, mettrait à mal, de toute évidence, le projet de fusion entre GDF et Suez, projet qui légitime au yeux du gouvernement, la privatisation.

Je note que M. PONIATOWSKI avait alors parlé de « ragots » en évoquant les articles de presse de ce jour. Nous n’en sommes plus là puisque M. BRETON a annoncé hier à l’Assemblée Nationale, l’ouverture d’une enquête de l’autorité des marchés financiers pour vérifier qu’il « n’y a pas de problème » sur le cours en bourse de Suez. M. le Ministre, M. le Rapporteur, de toute évidence, notre débat se déroule avec en toile de fond une bataille financière particulièrement opaque, dont personne ne peut dire qui en sortira vainqueur. Les parlementaires que nous sommes, le Sénat, peut-il continuer de débattre d’un projet qui mène GDF à l’inconnu, qui pousse GDF au démantèlement.

Peut-on décider de cette privatisation alors que chaque jour, chaque semaine, amènent son lot de révélation. N’est-il pas étonnant M. le Ministre, alors que vous jurez la main sur le cœur respecter la transparence que vous déclariez sans sourciller hier à l’Assemblée Nationale, en évoquant l’intervention de François PINAULT : « c’était un projet qui a eu lieu au moins de juin et est mort en septembre. Il a été exhumé et l’AMF va regarder pourquoi et dans l’intérêt de qui ? ».

Cela signifie-t-il que le gouvernement a mené les débats à l’Assemblée Nationale sans informer les députés de ce plan financier qui s’ourdissait ? Cela veut-il dire que vous entendez poursuivre les débats sans savoir qui trame quoi, sans savoir à qui le bien public va être bradé ? Il ne s’agit pas d’une simple spoliation mais d’une dilapidation de la propriété publique.

Avant de reprendre le débat, nous devons être éclairés sur les tractations autour de l’action Suez. M. le Ministre, le parlement a non seulement son mot à dire quand les requins tournent autour de leur proie, il a le devoir, je dirais le devoir constitutionnel de protéger le bien de la Nation.

Vous devez répondre sur ce point. Deuxièmement, nous ne pouvons reprendre les débats sans connaître précisément les conséquences des nouvelles exigences de Bruxelles, de la Commission européenne sur les actifs de GDF et Suez. Une dépêche d’agence annonçait une augmentation significative des cessions confirmant là aussi au démantèlement.

Quel intérêt de fusionner si le futur groupe équivaut en puissance à GDF aujourd’hui ? M. le Ministre, qu’en est-il du nouveau calendrier pour l’éventuelle fusion ?

Au nom du groupe CRC, je demande qu’une réponse, ici même et maintenant, soit apportée à ces remarques. Je maintiens la demande de suspension des débats. Est-il envisageable de poursuivre, alors que l’autorité des marchés financiers enquête sur le contexte de la privatisation de GDF. En tout état de cause, je vous demande M. le Président, une suspension de séance pour permettre à chacun de réfléchir sur le contexte nouveau du débat et afin que la Commission et le gouvernement nous apportent des réponses circonstanciées.


EMPLOI, SALAIRES ET RETRAITES : Quelque 550 emplois industriels sont menacés

Raffinerie Petroplus

Par Thierry Foucaud / 9 novembre 2011

EDUCATION ET RECHERCHE : Vous refusez de débattre, les citoyens jugeront

Scolarité obligatoire à 3 ans

Par Brigitte Gonthier-Maurin / 3 novembre 2011

EDUCATION ET RECHERCHE : Redonnons ses lettres de noblesse à l’école maternelle

Scolarité obligatoire à 3 ans

Par Michel Le Scouarnec / 3 novembre 2011

CULTURE ET MEDIAS : Il faut assurer l’indépendance du journal "60 millions de consommateurs"

Privatisation de la partie presse de l’INC

Par Dominique Watrin / 26 octobre 2011

FINANCES, IMPOTS ET BUDGET : Votre politique fiscale mérite un carton rouge

ISF et bouclier fiscal

Par Jack Ralite / 21 juin 2011

EMPLOI, SALAIRES ET RETRAITES : Ouvrez des négociations et suspendez la discussion de ce texte !

Réforme des retraites

Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 20 octobre 2010

EMPLOI, SALAIRES ET RETRAITES : N’en déplaise au pouvoir, les jeunes ne sont pas stupides

Réforme des retraites

Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 14 octobre 2010

EMPLOI, SALAIRES ET RETRAITES : Le gouvernement reste droit dans ses bottes

Réforme des retraites

Par Guy Fischer / 13 octobre 2010

EMPLOI, SALAIRES ET RETRAITES : Non, la loi n’est pas encore adoptée !

Video

Réforme des retraites

Par Guy Fischer / 11 octobre 2010

EMPLOI, SALAIRES ET RETRAITES : Le gouvernement coupable de publicité mensongère

Réforme des retraites

Par Guy Fischer / 8 octobre 2010

EMPLOI, SALAIRES ET RETRAITES : Ce débat peut et doit avoir lieu au Sénat

Réforme des retraites

Par Nicole Borvo Cohen-Seat / 5 octobre 2010

Version imprimable de cet article
envoyer l'article par mail
Decor
Yves Coquelle
Ancien sénateur du Pas-de-Calais
Decor
Intranet
Haut de page